Sanctions de la CEDEAO : «La CEDEAO s’est illustrée ces dernières décennies comme un vrai syndicat des chefs d’Etats» (Dansa Kourouma, CNOSCG)

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Conakry-Guinée : Dans la soirée du jeudi 16 septembre, la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a, dans une décision, brandi des sanctions contre la junte militaire. Une sanction qui ne laisse pas indifférent certains responsables des organisations de la société civile.

Dans une interview accordée à notre rédaction ce vendredi 17 septembre, le président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC-G) a balayé d’un revers de la main cette décision. Selon Dansa Kourouma, la CEDEAO est dans ses droits, sauf que les paramètres qu’ils ont utilisés sont biaisés. «Les paramètres que la CEDEAO doit utiliser pour prendre ses décisions, ces paramètres-là qui doivent être revus parce qu’ils sont biaisés. Ils sont biaisés pour la simple raison que la CEDEAO s’est illustrée ces dernières décennies comme un vrai syndicat des chefs d’Etats. Il n’y a pas de logique que la Guinée se trouve dans cette situation que le peuple guinéen a acclamé même le parti au pouvoir s’est aligné et que la CEDEAO nous sort dans le panier des sanctions sans recevoir l’agenda de la junte, sans attendre que les consultations qui sont engagées n’aboutissent. Je trouve tout simplement que c’est une décision incohérente. Incohérente parce qu’elle n’arrange pas le président déchu, incohérente car elle n’arrange pas ceux qui sont au pouvoir, incohérente elle n’arrange pas le peuple», a indiqué Dr Dansa Kourouma.

Concernant la décision de cette institution sous régionale d’organiser des élections dans six mois, Dansa Kourouma répond en ces termes : «Nous voulons des élections pas des élections biaisées, nous voulons des transitions pas des transitions dans une camisole métallique taillées sur mesure par la communauté internationale. Nous voulons des élections quand les Guinéens vont s’assoir avec toutes les composantes pour définir ce qu’il faut faire avant les élections et quelles sont les réformes qu’on doit faire avant les élections pour qu’après les élections, celui qui prendra le pouvoir qu’il n’est pas ce privilège là de se tailler des institutions sur mesure. Ça, ceux sont des risques graves qu’on doit éviter».

Moïse Rama Fils