Agression du 22 novembre 1970 : le PDG-RDA commémore le 51ème anniversaire

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Conakry-Guinée : Le PDG-RDA a commémoré ce lundi 22 novembre le 51ème anniversaire de l’agression impérialiste des Portugais sur le territoire guinéen en 1970. En cette occasion, le parti de l’ancien Premier Président de la Guinée a organisé à son siège situé à Donka, dans la commune de Dixinn, une lecture du saint Coran à la mémoire plus de 500 personnes tombées ce jour mais aussi pour la quiétude du pays.

Un point de presse a ponctué la rencontre au cours duquel le secrétaire administratif du bureau politique national du PDG-RDA, au nom du cette formation politique, a rendu un vibrant hommage aux illustres devanciers qui, sans relâche heure après heure, jour après jour, année après année, ont donné leur vie pour sauvegarder la nation guinéenne. «L’agression du 22 novembre 1970 est un fait historiquement inextinguible, malgré la volonté affichée des instigateurs de remettre en cause la tangibilité des événements. Le PDG-RDA, fier de son armée, de sa masse populaire instruite à la défense de sa patrie, du courage de ses responsables, se félicite et se félicitera de l’élan amorcé comme en 1958, dans l’élaboration d’un plan de restauration des libertés en Guinée, mais aussi en Afrique tout entière. En commémorant cet anniversaire du 22 novembre 1970, nos pensées vont à l’endroit des peuples frères du Mali, du Niger, et du Burkina-Faso qui subissent de lourdes pertes en vies humaines et en matériels dans la zone des trois frontières, pendant que l’Occident s’est mobilisé pour arrêter la guerre dans cette région du sahel», souligne Manga Mory Bangoura.

Plus loin, ce responsable du PDG-RDA rappelle que ces forces du mal furent vaincues par une Nation bâtie et unie sur les valeurs de liberté, de justice, de solidarité. Elles furent vaincues comme elles le seront plus tard au Congo, au Bénin, aux Seychelles et ailleurs sur le continent africain. «Ne nous y trompons pas. La recolonisation de l’Afrique sous quelque forme que ce soit, est un processus planifié. Si à cette date du 22 novembre 1970, l’agression contre la Guinée avait réussi, l’Afrique aurait sûrement connu un tout autre sort différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Quel pays supporterait l’invasion de son territoire, la destruction de ses infrastructures, le massacre de ses populations (600 civils tués selon le commandant des opérations Alpuim Calvao), à Conakry, Gaoual et Koundara. Dans un contexte juridique, les institutions internationales avaient tranché sur l’ignominie et la barbarie subies par la Guinée à l’époque. Les résolutions de ces institutions sont encore présentes dans nos archives. La première fut celle du Conseil de Sécurité des Nations unies le 5 Décembre 1970 à sa 1563 ème séance», soutient-il.

Dans cette déclaration, il est clairement indiqué que plusieurs résolutions des institutions étrangères avaient condamné avec la dernière énergie l’agression du 22 novembre 1970 et ont exigé une réparation à l’endroit du peuple de Guinée.

Moïse Rama Fils