Transactions électroniques en Guinée : l’ARPT travaille pour une réglementation

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Conakry-Guinée : Ce jeudi 16 Décembre, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a organisé une conférence de presse à son siège sis à  Koloma, dans la Commune de Ratoma. Objectif ? Edifier la population guinéenne et l’opinion nationale sur les transactions électroniques en République de Guinée.

A l’entame, le Directeur général de l’ARPT, Yacouba Cissé, est revenu sur les objectifs de cette conférence de presse. «L’objectif de cette rencontre, c’est d’édifier la population guinéenne et l’opinion nationale sur les transactions électroniques en République de Guinée qui va apporter d’énormes atouts  financiers à l’Etat. La régulation se passera par une règlementation qui va être adoptée par les ministères en charge des Télécoms et de l’Economie et des finances qui nous permettra de fixer les tarifs à appliquer sur les transactions électroniques. L’importance pour des consommateurs, nous allons mieux sécuriser les données personnelles, mais si l’Etat a beaucoup d’argent, il subvient mieux les besoins des populations« , a-t-il indiqué.

Parlant des dispositions qui seront prises afin que la population ne subisse plus d’oppressions de la part de ses operateurs dans leurs différentes activités de transactions électroniques qu’ils opèrent sur le territoire guinéen, il a rassuré que son équipe et lui mettront des bouchés doubles concernant tout ce qui est transactions électroniques en Guinée. «Nous nous battrons afin que la population ne subisse pas de pression des opérateurs par rapport aux activités qu’ils mènent dans ce pays« .

Sur la défaillance du service Orange money de l’opérateur Orange ces derniers jours, le DG de l’ARPT n’a pas nié : «L’ARPT est informée, mais quand il y a eu un règlement entre la plateforme de Mobile money. L’ARPT informe aussi Orange de prendre des dispositions pour corriger les tares. Donc, nous avons fait un courrier adressé à Orange money de prendre des mesures  idoines afin de corriger ces incidents. Tout incident comme les équipements sont techniques, les incidents sont inévitables, mais le délai de traitement de l’incident qui pose problèmes. Sinon tout équipement électronique ou électrique peut tomber en panne, donc Orange est en train de prendre toutes les dispositions pour rétablir« .

Le DG de l’organe régulateur a fait savoir qu’un lien est mis désormais à la disposition ses consommateurs sur lequel ils peuvent naviguer et porter des plaintes à l’encontre des opérateurs téléphonique si jamais ils rencontrent des soucis. «Vous allez voir un lien des consommateurs, donc les consommateurs peuvent aller sur le site et de se plaindre de quelques choses, des pertes d’argent mais pour le moment nous n’avons reçu aucun» a fait savoir M. Yacouba Cissé.

Abordant le cas des citoyens lambda, le DG de l’ARPT a laissé entendre qu’ils ne peuvent faire ou traiter aucune réclamation concernant, mais il rassure tout de même qu’ils peuvent porter plainte sur le site du régulateur afin de trouver des solutions. «Quant au citoyen lambda, nous ne pouvons pas traiter des réclamations car ceux qui ont perdu peuvent porter plainte sur le site de l’ARPT en traitant ce problème et d’autres problèmes seront réglés sur les plateformes de l’ARPT. Nous avons la possibilité de voir les problèmes en temps réel» a-t-il rassuré.

M. Karamo Kaba, Directeur en charge de la réglementation des transactions électroniques à l’ARPT, a  rappelé les démarches et procédures que le régulateur compte suivre pour une bonne réussite des accords entre les operateurs et les consommateurs. «Au niveau opérationnel, en quoi consiste cette régulation ? La régulation consistera en première phase d’opter et de renforcer les textes législatifs et réglementaires indispensables pour un bon encadrement de cette activité. Comme on vous l’a dit, cette régulation permettra de combler le déficit organisationnel étatique relatif à l’encadrement de cette activité de transaction électronique en république de Guinée. Donc, il y a un cadre de concertation qui a été déjà initié par notre Direction, des rencontres périodiques sont réalisées, des études d’urgence, on a rencontré la Banque centrale, on a discuté avec elle, on a vu l’absolu nécessité à l’Etat d’encadrer cette activité à travers la régulation. On a rencontré des acteurs individuellement pris par catégories de dire effectivement comment vous travaillez ?  A quoi vous êtes soumis ? quelles sont vos difficultés et les barrières rencontrées ?  Tenez-vous bien au-delà de ces entretiens, on se rend compte les flux généreux de ses activités au-delà  des agréments mis à la dispositions de la Banque centrale qu’il n’y a absolument aucun cahier de charge qui leur aient soumis au titre d’éducation. Donc, si l’Etat veut faire une évaluation correcte en droite ligne par rapport aux dispositions du contenu du décret N°196, signé par le Président de la Transition, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, il faut absolument déjà très rapidement pour des régulateurs que nous sommes et en concert avec la Banque centrale de préparer les cahiers de charges qu’on devra soumettre à l’ensembles des acteurs pour savoir quelles sont les obligations qu’ils ont vis-à-vis de l’Etat. Ce n’est qu’une mission d’encadrement et non de sanctions. Cela permet au citoyen lambda de se rassurer effectivement que ses données qui sont mises à la disposition de ces operateurs sont garanties par l’Etat à travers l’ARPT. Donc c’est tant d’éléments qui rentrent en jeu pour dire que effectivement qu’il y a nécessité absolue d’encadrer cette activité. C’est une aubaine pour l’Etat, à travers tous ses démembrements,  les consommateurs et les sociétés de files techniques  et tout ce qui s’en suit», a-t-il expliqué.

Evoquant l’encadrement des intérêts des consommateurs, Karamoko KABA dit : «Vous ne pouvez pas mettre un fils au monde et l’abattre. C’est la relation Etat et client aujourd’hui. Même l’Etat, la plupart de ses responsables sont utilisateurs de ces services financiers et mobiles. Le plus important pour nous, c’est de garantir l’accord des intérêts. L’Etat est obligé d’encadrer de telle sorte que l’intérêt de chaque partie soit garantie».

Saraf Dine Condé