Vente aux enchères des véhicules de l’État : Des clients trouvent les prix élevés

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Conakry-Guinée : C’est le ministre Secrétaire général à la Présidence, le Colonel Amara Camara, assisté du Ministre du Budget et du Directeur général des Douanes, qui a officiellement lancé ce vendredi 31 décembre 2021 la vente aux enchères publiques d’un lot de véhicules de l’État. Mais aussitôt lancé, cette vente s’est confrontée à de sérieuses difficultés sur le terrain.

Selon les nombreux clients trouvés sur place dont la plupart revendeurs de véhicules d’occasion, les prix fixés sont à peu près à celui des véhicules sortis d’usine. 600 à 650 millions, ils estiment qu’un véhicule de 2016 de marque Land Cruiser en occasion ne peut se vendre à de tel prix et ils n’ont pas caché leur désarroi : «J’ai trois (3) genres de ces véhicules dans mon parc, à ce prix là (650 millions) moi je revends moins que ça. C’est-à-dire 400 à 450 millions, si on vient ici et qu’on nous dit d’acheter un véhicule d’occasion à 650 millions, on ne peut pas acheter cela. On avaient espéré au-moins au minimum qu’ils allaient nous dire 200 à 300 millions de franc guinéens».

Quant à Oumar Camara, acheteur, il déclare venu prêt pour se procurer un véhicule de luxe avec l’agent dans son sac, mais fâcheusement le barème fixé pour des véhicules dépasse l’entendement. «Le prix qu’ils nous ont dit, on ne peut pas payer cela. Ce ne sont pas des véhicules sortis d’usine. Le prix est élevé et on ne peut pas acheter. Le prix d’usine varie entre 700 à 750 millions et nous on ne peut pas acheter ici des véhicules qui ont longtemps servi à 650 millions. Au-moins si c’était à 200 ou à 300 millions, cela était raisonnable et on allait accepter. Mais à ce prix, il est impossible pour nous», regrette-t-il.

Après quelques minutes sur place, la quasi-totalité de ces clients découragés avaient fini par quitter les lieux et constant qu’il n’y a eu aucune vente après quatre (4) présentation sur les dix véhicules présentés au public. Le Colonel Amara Camara et sa suite ont préféré quitter la grande place du parc Burkina à Kaloum d’où se tenait ladite vente.

Moïse Rama Fils