Sanctions de la CEDEAO contre le Mali : « Il y a de quoi se poser des questions sur le sérieux des institutions » (Dr Faya Millimono)

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Conakry-Guinée : Le lundi 10 janvier, la junte guinéenne s’est désolidarisée de la position de la Cedeao concernant les sanctions contre le Mali. Le CNRD réaffirme que les frontières aériennes, terrestres et maritimes de la République de Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa vision panafricaniste.

Au niveau de la classe politique guinéenne, la réaction du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) est saluée par des acteurs politiques comme Dr Faya Millimono, le Président du Bloc Liberal (BL). Cet homme politique justifie ces sanctions par l’incohérence de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le traitement de certains cas. « La CEDEAO dans ses sanctions contre le Mali est allée un peu trop loin. Je pense que si la CEDEAO agissait comme ça face aux Présidents qui tripatouillent leur constitution, il n’y aurait aucune constitution tripatouillée en Afrique de l’Ouest. De savoir, pour parler de mon pays la Guinée, de tant de personnes aient été tuées et qu’à chaque fois, l’attention de la CEDEAO a été attirée jusqu’à un pourrissement réel de la situation et que ça soit aujourd’hui cette CEDEAO qui se montre en gendarme, il y a de quoi à se poser des questions sur le sérieux des institutions que nous mettons en place« , a réagi Dr Faya Millimono.

En Guinée, compte tenu des relations historiques avec le Mali, plusieurs responsables invitent les militaires maliens à dialoguer avec la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Moïse Rama Fils