Crise en Ukraine : 30.000 militaires russes et biélorusses en manœuvres militaires conjointes

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Alors que l’Ukraine est au cœur de vives tensions entre la Russie et les Occidentaux, les armées russes et biélorusses ont débuté ce jeudi 10 février 2022 des manœuvres militaires en Biélorussie.

30 000 militaires russes

« Les exercices se déroulent avec l’objectif de se préparer à arrêter et repousser une agression extérieure dans le cadre d’une opération défensive », a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Selon cette source, les manœuvres ont lieu sur cinq terrains militaires, quatre bases aériennes et « différents sites » en Biélorussie, notamment dans la région de Brest, frontalière avec l’Ukraine.

Les armées de Minsk et Moscou n’ont pas précisé le nombre de soldats et d’équipements participant à ces manœuvres, mais les Occidentaux affirment que 30 000 militaires russes ont été déployés en Biélorussie dans ce cadre.

Ces exercices sont perçus à Kiev et en Occident comme un moyen de pression de Moscou, qui a massé depuis novembre plus de 100 000 soldats aux frontières de l’Ukraine.

« La situation est très grave »

La Russie est accusée d’être prête à mener une nouvelle opération militaire contre Kiev, des accusations rejetées par le Kremlin qui affirme à l’inverse vouloir assurer sa sécurité face au comportement jugé hostile de Kiev et de l’OTAN.

Ces tensions ont suscité cet hiver un ballet d’échanges diplomatiques entre Moscou et les capitales occidentales pour tenter de désamorcer la crise. Le président français Emmanuel Macron s’est notamment rendu lundi à Moscou, puis mardi à Kiev.

Ce jeudi, c’est Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, qui a réagi aux manœuvres militaires menées par la Russie. « Je considère que la situation (en Ukraine) est très grave, il ne faut pas se leurrer », a-t-il d’abord lancé sur France Inter. Ce dernier a évoqué un dialogue «tonique » sur le sujet avec la Russie. « La Russie s’est donné les moyens de lancer une agression contre l’Ukraine, c’est une réalité », a ensuite souligné le ministre des Affaires étrangères.

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