Villa de la Minière : Sidya Touré donne sa version d’acquisition

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Conakry-Guinée : Après 24 heures qu’il ait reçu un courrier du Directeur Général du Patrimoine bâti qui  le  demande de quitter son domicile de la Minière d’ici le 28 de ce mois, le Président  de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a, dans l’émission Mirador de la radio Fim FM ce jeudi 17 février, indiqué qu’il  acheté ce terrain, qu’il  n’a  pas à  faire avec le patrimoine bâti.

Nous vous présentons ici un extrait de sa réaction : « J’aimerais bien trouver un terrain pour construire ma maison. On a fait  le tour et le ministre de l’Habitat à  l’époque Alpha Ousmane  Diallo a dit on a des domaines privés  de l’Etat,  pas de patrimoine bâti.  On a fait le tour de Conakry et j’ai choisi celui-là.  Le Président de la République, le Général Lansana Conté, qui était  Président depuis  12 ans, a dit selon les lois, j’ai vais prendre un décret pour vous  attribuer le terrain parce qu’il  m’avait proposé  d’acheter la maison où  habite. J’ai  dis  non : je ne veux  pas de maison achetée. Moi, j’ai  mon plan de construction, donc je veux le faire  comme je l’entend. Donc, ce terrain on me l’avait attribué.  Ce jour, nous étions moi-même,  le président , Alpha Ousmane Diallo,  il dit qu’il  va signer  un décret  d’attribution comme la loi lui permet  en tant que Chef  de l’Etat.  C’est un domaine  privé  de l’Etat,  il faut que ça  soit  très  clair. La raison  pour laquelle  je suis  venu  ici, parce qu’il  faut défendre mon honneur.  Parce qu’il  y a des confusions dans  tous  les sens. On a fait des tas de choses  ici,  personne  n’a entendu mon nom dans quoi  que ce soit. Donc, on ne peut pas soulever un truc comme  ça,  pour essayer de me salir. C’est  la raison pour laquelle  je suis  là.  Le Président  a dit : je signe ce décret là,  je vous assure, je lui ait dit non : je voudrais qu’on  fixe un prix pour que j’achète  le terrain. Il dit : non la  loi me permet de faire don. Les 250 mille  que vous allez payer…  Et, en plaisantant, ‘il a dit à  Alpha Ousmane Diallo, les Ivoiriens là, ils croient qu’ils  ont de l’argent, il faut le taxer. C’est  ainsi qu’en décembre 1996, j’ai  payé  plus de 130 mille dollars pour un terrain  qui, à  l’époque à  Conakry,  il faut que les gens se remémorent pour comprendre ce que c’était  à  l’époque. On a rien a voir avec ce qu’on  voit aujourd’hui. Je l’ai acheté, j’ai  payé  de l’argent et j’ai  dit à  mon notaire Me Diallo, allez  me déposer mon chèque  au Trésor et revenez avec le reçu du Trésor pour bien certifier que j’ai  acheté  le terrain.  Ce qui a été  fait et le terrain m’a été  cédé.  A partir de là,  j’ai  pris  un architecte et j’ai  pris  Santullo qui était  à  l’époque le constructeur de toutes les maisons du Président  Conté qui m’a fait un devis et j’ai  construit  ma maison. Nul part, il n’est question de patrimoine bâti ou non bâti. Nous avons négocié, les instructions ont donné  au ministre de l’Habitat et de  l’Urbanisme qui d’ailleurs je vais après appeler pour que cela se fasse. C’est  moi qui a ouvert la route à partir de Enco 5 jusqu’au kilomètre 36. Tous les terrains qui sont là ont été cédé  par  le gouvernement à  tous ceux qui habitent aujourd’hui avec des arrêtés  de ministres de construction et de l’Urbanisme.  Donc, voilà  comment est-ce que je me suis retrouvé  dans quelque chose, en construisant une maison et en y habitant. Par  surprise,  je reçois un courrier du Patrimoine bâti,  moi je ne suis pas dans un terrain de patrimoine bâti. Moi, j’ai  acquis  un terrain nu de l’Etat et si on me disait d’aller voir le ministère de la Construction pour mettre en cause l’achat du terrain,  je  comprendrais mais le patrimoine bâti, je n’ai rien à voir avec ça».

Amara Touré