Transition de 4 ans en Guinée : Un conseiller communal de Matam prévient le CNRD que ça ne marchera pas

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Conakry-Guinée : Après le coup d’État du 5 septembre 2021, marquant la prise du pouvoir par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), les observateurs restent impatients sur l’annonce du chronogramme de la transition. Youssouf Camara, conseiller communal de Matam et membre du bureau exécutif de l’Union des Forces Démocratie (UFDG), a mis en garde le CNRD face aux soupçons d’une transition qui durerait 4 ans.

Il prévient par ricochet qu’une transition de cette durée ne marchera pas. « Le Burkina qui a fait le coup d’État le 24 janvier a déjà un chronogramme, un cadre de dialogue sur place, nous devons nous inspirer de ces bons exemples. Tu ne peux pas prendre le pouvoir et faire six (6) mois de parade et autres et continuer comme si le pays t’appartient. Le pays nous appartient, quand vous prenez le pouvoir, le jour de la prise de ce pouvoir, les gens doivent savoir quelle est la durée de votre transition. C’est aussi clair que cela. Votre sérieux sera évolution en fonction de la mise en application des différentes étapes contenues dans le chronogramme qui sera décliné. Mais on ne peut pas gaspiller six (6) mois, tantôt ce sont des documents qui sortent de nulle part qui parlent des intentions alors que c’est vous-même qui l’avait fait fuiter pour essayer de jauger de part et d’autre, ça ne marchera pas. La classe politique a fait propositions, pour certaines dix-huit (18) mois, pour d’autres quinze (15) mois et de rigueur pour d’autres, c’est deux (2) ans. Qu’ils (membres du CNRD, ndlr) acceptent de se conformer à cela. Parce que ces chronogrammes sont accompagnés des différentes étapes que les acteurs politiques ont réfléchis. Mais nous disons de mettre cela à la marge et continuer à s’entêter comme si le pays leur appartient, ce qui a été fait ici pendant dix (10) ans, ils ont été aussi responsables en partie parce que ça s’est fait sur leur yeux et n’ont pas joué le rôle qui était les siens. Si aujourd’hui, ils veulent venir en père fondateurs ou sauveurs, qu’ils sachent que les fondamentales, on ne peut pas les remettre en cause« , prévient Youssouf Camara.

Moïse Rama Fils