Menace de mort sur Ali Touré (CRIEF) : « Ces menaces ont un lien direct avec les procédures » (Charles Wright)

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Conakry-Guinée : Suite à la menace de mort proférée contre le procureur spécial de la Cour de Répression Économiques et Financiers (CRIEF) par des inconnus à son domicile, Aly Touré a décidé, à travers une plainte transmise au Procureur de la Cour d’Appel de Conakry en date du 4 mars  2022 de porter plainte contre x pour des faits de menaces de mort.

Ce lundi 7 mars, brandissant ladite plainte devant le média à la Cour d’Appel, Alphonse Charles Wright a mis en garde toute personne que la justice reste sereine face à toutes les menaces dont elle fera objet. Dans un ton ferme, il a annoncé qu’à travers les informations recueillies que ces menaces ont un lien direct avec les procédures. « Depuis la mise en place de la Cour de Répression Économiques et Financières, l’opinion nationale et internationale a les yeux rivés sur la Guinée. Tous les magistrats, dans quelques juridictions que ça soit, convaincu de la portée de l’engagement en conformité avec nos différents serments ont engagés des poursuites judiciaires à tous les niveaux« , lance-t-il et d’ajouter : « Mais ce qu’il faut rappeler, le magistrat, dans l’exercice de ses fonctions, a besoin de ce qu’on appelle la  »protection de l’Etat », c’est fondamentale. De ce côté, les mesures sont déjà prises dans le cadre de la sécurité des magistrats qui évoluent au niveau des services. Mais ce qu’il faut retenir comme leçon, c’est que quelque part, l’intention au-delà de toutes formes de procès de porter atteinte à la vie d’un magistrat, est une circonstance aggravante. Parce que c’est dans l’exercice de ses fonctions que ces menaces de mort ont été possibles. Lorsque les menaces de mort sont réitérées soit par un écrit ah ! Là, on quitte par simple parole. Et ces éléments nous montrent qu’à travers les informations recueillies que ces menaces ont un lien direct avec les procédures qui sont en cours au niveau de la CRIEF. Le Procureur Général, au nom des magistrats du parquet général, nous restons formels sur un principe, toute affaire judiciaire obéira forcément aux règles de procédures et les droits des personnes poursuivies. Ce qui veut dire aujourd’hui, ça ne sert à rien d’user des entreprises malsaines, malveillantes pour penser pouvoir dissuader des magistrats convaincus de la pertinence de leurs missions pour dire qu’on a gagné sur la justice. La violence n’a jamais eu raison sur la justice. Il faut que ces personnes sachent et c’est le lieu de porter le message plus haut que le parquet général en collaboration avec le parquet d’instance, tous les officiers de la police judiciaire de la gendarmerie, tout comme la police, œuvrons à ce que la lumière soit faite autour de cette menace« .

Moïse Rama Fils