Marché Madina : Le cri de cœur des femmes sur la cherté des denrées de premières nécessités

0
658

Conakry-Guinée : Depuis quelques heures, des rumeurs faisant état d’une éventuelle augmentation du prix du litre du carburant à la pompe s’intensifient dans la cité. Ajouter à cela, c’est le mois saint de Ramadan qui s’annonce à grand pas dans quelques semaines. Avant toutes ces éventualités qui entrainent l’augmentation fantaisiste des prix sur les denrées de premières nécessités sur les marchés, les femmes pleurent déjà.

Au marché de Madina, le plus grand centre de négoces du pays ou notre rédaction a sillonné ce mardi 8 mars 2022, elles dénoncent cette situation et plaide les autorités actuelles à se pencher sur la question. « Le prix de l’huile à augmenter, le sac de riz pareil. Nous sommes inquiètes, on ne sait plus si on doit monter ou descendre. Notre seul espoir, c’est ce marché et si ça se trouve que c’est dur ici aussi, comment va-t-on faire ? Même ce qu’on cultive ici chez nous est devenu cher. Le sac de gombo est à 1 million 500.000 frans, le sac de piment est à 1 million 600.000 fr. Ce qu’on payait à 1000 fr avant est à 5000 fr maintenant. Nous sommes vraiment inquiètes », déclare Mama Adama Camara, femme au foyer.

Quant à Mabinty Sylla, elle a tenu à rappeler les engagements qu’avait pris le Président de la Transition, les premières heures de sa prise du pouvoir qui était le rabais des prix sur les articles dans les marchés. Elle invite le numéro 1 du CNRD a respecté ses engagements. « Doumbouya, tu avais dit qu’après trois (3) mois de ton pouvoir que tu allais baisser les prix. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a rien vu. Tu as violé ta propre loi, tu dois revoir cela sinon ce n’est pas bon. Le Guinéen, quand il veut t’humilier, il s’attaque à ces genres de choses. En tout cas, s’il (Doumbouya) prend les besoins de la population, Dieu aussi réalisera ses besoins« , a-t-elle conseillée.

Certaines femmes interrogées dans la foulée, on laisse entendre que  »l’augmentation du prix annoncée du carburant » enfonce le clou de ces difficultés. Elles plaident par conséquent que les nouvelles autorités acceptent de négocier avec les commerçants qu’elles accusent d’être à la base de ces hausses.

Moïse Rama Fils