Bangouyah (Coyah) : Plus de trois (3) tonnes de chanvre indien incinérés par les autorités

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Coyah-Guinée : C’est à Bangouyah, un des districts de la sous-préfecture de Kouria, dans la préfecture de Coyah, qui a servi de cadre à l’incinération de ces trois (3) tonnes de chanvre indien saisis par les forces de l’ordre de la localité dont la plupart part des sacs, saisis dans les frontières Guinéo-Sierra-léonaise.

C’était en présence du maire, des responsables de la police, de la gendarmerie et des conservateurs de la nature, mais également en présence du Procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, Alphonse Charles Wright que l’opération.

Pour le premier responsable du parquet général, la nécessité de lutter contre les prohibés est l’une des priorités de son parquet depuis sa prise de fonction au mois de janvier dernier. «Depuis notre prise de fonction, nous nous sommes fixés un certain nombre d’objectifs. Nous, nous sommes dit que nous ne pouvons pas, dans un pays comme le nôtre, laisser que l’avenir des jeunes soit compromis par la consommation du produit prohibé qui n’est autre que le chanvre indien. Dans la perspective de lutter contre ce fléau qui gangrène aujourd’hui notre société, nous avons entamé depuis hier une tournée d’inspection à l’occasion de laquelle nous avons eu l’amabilité en coordination avec les parquets d’instance de demander à ce que ces produits qui sont conservés sous-main de la justice dont il faut rappeler ne peuvent faire objet de restitution parce qu’ils sont des produits prohibés. La seule alternative pour ces produits, c’est qu’ils doivent être détruits, mais dans les règles de l’art. Ces quantités qui vont être incinérées en présence de toutes les autorités ici présentes et sous l’œil de l’huissier de justice, Me Touré, n’est qu’une petite quantité dans l’ensemble qui va être incinéré de Dubréka jusqu’à Boké. Parce que le processus doit continuer», a souligné Alphonse Charles Wright.

Il fait remarquer plus loin que la récente levée des barrages en serait l’une des principales motivations des trafiquants qui passent par les routes et la mer afin d’introduire les malsaines marchandises dans le pays. «Ce qui nous a été rapporté que d’ailleurs nous allons partager dans le rapport que nous allons élaborer suite à ces différentes inspections, c’est que la rentrée de ces différentes quantités de drogue ne vient nullement que par la frontière terrestre et maritime. Vous prenez par exemple le cas de Pamalap, puisque la Guinée fait frontière avec la Sierra Leone. Vous verrez qu’une seule préfecture a huit (8) ou neuf (9) rentrées. Puisque M. le Président de la République, dans le cadre de soulager la population et faciliter la libre circulation des personnes et de leurs biens, avait bien voulu levé les barrages. Aujourd’hui, vous savez que la levée de ces barrages, il faut avoir le courage de le dire, il faudrait quand même le revoir tout au long de nos frontières. En dépit du fait qu’il y a des gendarmeries mobiles qui sillonnent aujourd’hui et même des équipes mixtes composées de la gendarmerie, de la police et pourquoi pas des militaires qui font la patrouille tout au long de nos frontières, mais le processus a tendance aujourd’hui parce qu’il y a plusieurs rentrées et il y a la nécessité que les autorités à la base puissent penser à la sensibilisation auprès des populations. Parce que c’est auprès d’elles il y a des complicités, c’est auprès d’elles qu’on introduit ces quantités de chanvre indien. Donc, le parquet général est résolument engagé à lutter contre ce fléau et nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin dans l’intérêt du peuple de Guinée et dans l’intérêt de notre justice» a-t-il martelé.

Moïse Rama Fils