Gilets pare-balles, casques… mais aussi téléphones satellitaires, trousses de secours, combinaisons contre les attaques chimiques. Pour les médias français et étrangers mobilisés en Ukraine, il faut mettre les moyens pour couvrir un conflit de cette ampleur et qui entre dans son deuxième mois. Un défi économique, logistique et surtout de sécurité.
Plus de 2.000 journalistes venus des quatre coins du monde – dont environ 200 Français – sont sur place, assistés par une cohorte de centaines de fixeurs, traducteurs et chauffeurs ukrainiens. Un écosystème où la confiance des équipes et la connaissance des routes et des habitudes locales sont clé pour éviter les dangers et tracer l’information au plus près. Pour la première fois depuis des décennies, l’Europe vit un affrontement militaire de haute intensité opposant deux armées régulières.
La guerre bat son plein sur un autre terrain : l’information
Côté russe, le black-out vis-à-vis des médias occidentaux et le retrait des grands réseaux sociaux empêchent la remontée d’informations fiables. Côté ukrainien, au contraire, l’utilisation massive et inédite des réseaux sociaux permet aux dirigeants du pays de médiatiser leur combat. Retour sur un mois de guerre des récits.
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