Paternité des Cases de Bellevue : «L’Eglise catholique a trouvé ce pays déjà sur son territoire, sa population sur son territoire» (Madifing Diané)

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Conakry-Guinée : Au cours de la cérémonie de prière ce samedi 26 mars, date commémorative des 38 ans de la disparition du premier Président de la Guinée, Ahmed Sekou Touré, l’ancien Gouverneur de Labé est revenu sur l’obtention de la propriété des cases de Belle-vue par le Président Ahmed Sékou Touré.

Cette propriété dont l’église, à travers l’ancien archevêque de Conakry, aujourd’hui cardinal Robert Sarah, réclame également la paternité. Madifing Diané persiste et signe que ce domaine situé dans la commune de Dixinn est bien celui du défunt président.
« Je dis bien que c’est sa propriété. Je suis le seul témoin qui peut affirmer en dehors de sa famille, car dans son coffre, le 1er avril 1984 avant le 3 avril la prise du pouvoir par Lansana Conté. Je suis allé au bureau qu’il occupait pour mettre à mains propres ce qui était dans le coffre-fort. Nous n’allons trouver que trois (3) document dedans : l’acte de mariage de son épouse, et ses titres de propriété sur Coléah, et celui des cases de Belle-vue« , a révélé l’ancien Gouverneur de Labé et très proche du Président défunt et de poursuivre en ces termes.

« Ici (Cases de Belle-vue, ndlr) il (Sékou Touré ndlr) a logé les cardinaux envoyés par le Vatican pour superviser et présidé l’installation de Robert Sarah, archevêque de Conakry. C’est de la reconnaissance, c’est ici qu’ils ont été logés, nourris et c’est ici qu’on leur a envoyé le déplacement pour aller officier son (Robert Sarah ndlr) installation comme archevêque de Conakry, c’est de la reconnaissance » soutient-il.

Pour lui, Ahmed Sékou Touré n’était ni raciste, ni régionaliste à plus forte raison ethnocentrique, car, mentionne-t-il, ces faits étaient punis dans le premier code pénal de la peine de mort. Pour Madifing Diané, ce domaine appartenait déjà au président, bien avant l’indépendance guinéenne obtenu le 2 octobre 1958. « L’Eglise catholique a trouvé ce pays déjà sur son territoire, sa population sur son territoire. Cela veut dire qu’il a fallu qu’on exproprié les autochtones guinéens pour que l’Eglise puisse s’asseoir dans cette ville ou ailleurs à l’intérieur du pays, c’est ma conviction. Mais par rapport à cette propriété, sans démagogie, je dis : elle appartenait à un étranger. Il (Ahmed Sékou Touré ndlr) l’a acheté avant même d’être Président de ce pays. Je suis du nombre de ceux qui ont participé à l’achat. Le chalet que vous voyez (Chalet trouvant au beau milieu de la dite villa) était la seule propriété qui était sur ce terrain, toutes les autres ont été réalisées par la suite. Par sa générosité, il a fait de cet endroit, le lieu d’hébergement de toutes les délégations officielles étrangères de grandes importances« , soutien-t-il.

Moïse Rama Fils