Excision : «Une femme qui a été excisée, malheureusement, perd une partie de sa vie» (Sage-femme)

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Conakry-Guinée : Les Mutilation Génitales Féminines (MGF) entrainent beaucoup de conséquences chez la femme pendant l’accouchement, mais également met en danger le plaisir sexuel dans un couple. Le phénomène prend de l’ampleur en dépit des sensibilisations des autorités à tous les niveaux.

A l’approche des grandes vacances, notre rédaction est allée à la rencontre de la Président de l’Ordre des sages-femmes de Guinée. Pour Marie Condé, la pratique de la mutilation génitale féminine a de conséquence néfaste dans le fonctionnement générale lors surtout de l’accouchement. « L’excision est une plaie qu’on fait qui se cicatrise. Cette cicatrisation, si elle est mal faite et le plus souvent c’est ce qui rend difficile l’accouchement pour la femme et difficile pour l’enfant parce que c’est parce que c’est sur cette voie que l’huile emprunte pour se libérer de sa mère« , explique-t-elle en ajoutant que cette la mutilation génitale féminine diminue le désir sexuel chez la femme dans son foyer conjugal.

« Une femme qui a été excisée, malheureusement, perd une partie de sa vie. Parce que le désir sexuel est naturel. Quand un couple est en union, c’est une élément clé pour raffermir les liens d’amour », a fait savoir la sage-femme.

Hadja Makoura Donoh, juriste de formation, rappelle pour sa part que la loi interdit l’excision sur le territoire guinéen. « La loi pénale dans son article 259 du code pénal prévoit des sanctions suivantes concernant la perpétuation de la pratique. Quiconque par des méthodes traditionnelles ou modernes pratique les MGF favorise ou participe d’une manière quelconque est passive d’un emprisonnement minimum de deux (2) à trois (3) ans et une amende de cinq cent (500) à deux millions (2.000.000) fg », a-t-elle martelée.

Moïse Rama Fils