« Crimes de sang » : Alpha Condé et les anciens dignitaires sur le banc des accusés

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Conakry, Guinée : plusieurs griefs, dont des crimes de sang, sont opposés aux dignitaires de l’ancien régime, à la tête, l’ancien président de la République, Pr Alpha Condé.

Ceci est annoncé par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry qui, dans une copie, a annoncé la poursuite des dizaines des personnalités qui ont occupé des hautes fonctions durant la gouvernance du Pr Alpha Condé.

Le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry instruit aux fins de poursuite judiciaire par voie de dénonciation contre les nommés:


1- Monsieur Alpha CONDE, ancien Chef d’Etat de la République de
Guinée

2- Monsieur Mohamed Lamine BANGOURA, ancien Président de la Cour Constitutionnelle; 
3- Monsieur Mohamed DIANE, ancien Ministre de la défensenationale

4- Monsieur Amadou Damaro CAMARA, ancien Président du groupe
parlementaire à l’Assemblée Nationale;

5- Monsieur Naby Youssouf Kiridy BANGOURA, ancien Ministre Sécrétaire Général à la Présidence;
6 Monsieur Claude Kory KOUNDIANO, ancien Président de l’Assemblée Nationale;

7- Monsieur Damantang Albert CAMARA, ancien Ministre de la
Sécurité et de la protection civile;
8- Monsieur Ibrahima Khalil KABA, ancien Ministre des Affaires Etrangères et ancien Directeur de Cabinet à la Présidence de la République ;
9- Monsieur Tibou KAMARA, ex-conseiller spécial du Président de la République ;
10- Monsieur Mouctar DIALLO, ancien Ministre de la Jeunesse ;
11- Monsieur Bouréma CONDE, ancien Ministre de l’Administration du territoire ;
12- Monsieur Sanoussy Bantama SOW, ancien Ministre des Sports et de la Culture;
13- Madame Zenab CAMARA, ancienne Cheffe de Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur;

14- Madame Domani DORE, ancienne députée à l’Assemblée Nationale;
15- Monsieur Toumany SANGARE, ancien Directeur Général
Douanes;

16- Monsieur Alhousseny Makanéra KAKE, ancien Député à l’Assemblée Nationale;
17- Monsieur Souleymane Dounoh KEITA, ancien Député à l’Assemblée Nationale
18- Docteur Ibrahima Kassory FOFANA, ancien Premier
Ministre, Chef du gouvernement;

19- Général Ibrahima BALDE, ancien Haut Commandant de la
Gendarmerie Nationale

20- Général Ansoumane CAMARA alias Baffoé, ancien Directeur ener
Général de la Police;

21- Aboubacar Fabou CAMARA, ancien Directeur Central de la Police Judiciaire

22- Mohamed Lamine SIMAKAN, ancien Commandant de la B.I.R (Brigade d’Intervention Rapide)

23- Monsieur Madifing DIANE, ancien Gouverneur de Labė

24- Monsieur Aziz DIOP, ancien Préfet de Coyah

25- Monsieur Souleymane TRAORE, ancien Directeur du Fond. d’Entretien Routier

26- Monsieur Alpha Ibrahima KEIRA, ancien Ministre de la Sécurité et de la protection civile

27- Zénab Nabaya DRAME, ancienne Ministre de l’Enseignement Technique et de la formation professionnelle.

Les accusations portent sur :

-des atteintes volontaires à la vie humaine notamment le meurtre, assassinat et complicité de meurtre et d’assassinat, des atteintes involontaires à la vie et complicité d’atteinte involontaire à la vie et de complicité ;

– des atteintes à la personne constituées par les disparitions forcées, détention, enlèvement ou tout autre forme de privation de liberté et de complicté, des atteintes volontaires à l’intégrité physique ou psychique de la personne, la torture ou traitements cruels inhumains ou to de com dégradants et de complicité ;

des coups, blessures et violence volontaire et de complicité;

des atteintes involontaires à l’intégrité de la personne,

menaces de mort et voie de fait et de complité;

des agressions sexuelles et de l’attentat à la pudeur notamment le viol et la complicité;

la mise en danger de la personne ou des risques causés à autrui et de complicité;

des atteintes aux libertés de la personne notamment l’enlèvement, la séquestration et la complicité ; Des atteintes à l’économie nationale et de complicité;

destructions, dégradations et dommages notamment l’incendie volontaire, l’usage d’explosifs et de complicité; Pillage et destruction d’objets mobiliers et de complicité;

des menaces de destruction, de dégradation ou de détérioration;

faux usage de faux (la constitution résultant du référendum contesté);

des atteintes et menaces à l’ordre et la sécurité publique, de l’intégrité et la dignité des individus par le biais d’un système informatique et de complicité ».