Création d’une nouvelle chaîne de télé publique : la colère noire de travailleurs de la RTG Boulbinet

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Conakry-Guinée : Depuis cinq (5) années, la RTG Boulbinet est à l’arrêt. Les travailleurs viennent uniquement à cause de leur salaire qu’ils ne souhaitent pas perdre en cas d’absence répétée remarquée par leurs responsables. L’annonce de la création d’une nouvelle chaîne de télé est perçue chez eux comme une offense alors que ce budget pouvait, estiment-ils, résoudre leur calvaire avec la réhabilitation du vieux bâtiment et son équipement.

Ce vendredi 13 mai, plusieurs d’entre eux n’ont pas caché leur colère à la veille justement de la célébration des 45 ans de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) Boulbinet prévue ce 14 mai 2022. « Tout le monde sait en Guinée qu’on a deux (2) télés étatiques (RTG1 et 2). D’ailleurs, la RTG Boulbinet devait être la RTG1, cela même est un peu gauche parce que c’est la maison mère. Pour dire qu’en Guinée, il y a des journalistes, c’est bien grâce à cette maison. L’Etat ne peut pas nous dire, vu l’état de dégradation très poussée de la RTG Boulbinet qu’il veut créer une autre télé ou radio et que les deux télés étatiques ne sont même pas à la hauteur. C’est vraiment regrettable, il faut que l’Etat revoit cela (…) Nous ne sommes pas contre la création d’autres maisons de télés, mais que l’Etat fait face à ces deux maisons-là avant d’aller de faire quoi que ça soit« , plaide Aminata Doumbouya, journaliste en service en langue nationale.

« Cela fait combien d’années que la RTG Boulbinet ne travaille pas, cela fait plus de cinq (5), de la télé tout comme la radio, rien ou presque ne travaille. A entendre l’annonce de l’arrivée d’une nouvelle station de télé qui doit faire face à l’éducation et à l’employabilité de la jeunesse, mais de qui se moque-t-on honnêtement ? La dernière fois, il (Mamady Doumbouya, ndlr) était de passage et nous (Travailleurs de la RTG) avons profité de l’occasion pour l’interpeller sur la situation de la maison. On l’a introduit jusque dans nos toilettes, il nous avait promis. Mais depuis ce jour, absolument rien !« , a déploré Ibrahima Bah, journaliste en service à la rédaction TV

A noter que cela fait plus de vingt ans, selon certaines indiscrétions, que les travailleurs dans leur globalité n’ont pas bénéficié de formation adéquates au sein des deux médias pour pouvoir impacter positivement sur la qualité des émissions ou améliorer leurs contenus.

Moïse Rama Fils