Conakry-Guinée : A l’approche des examens nationaux 2022, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a interdit la pratique de l’internat dans tous les établissements d’enseignement publics et privés pour cette année. Interrogés ce jeudi 19 ami, au lendemain de la prise de cette décision, certains cadres ont exprimé leur avis.
C’est le cas du Principal du Collège Coléah. Il adhère à cette idée pour des raisons sécuritaires pour les élèves. »C’est très normal, pourquoi ? C’est parce que pour un enfant qui veut apprendre ou pour un professeur qui veut vraiment former les enfants, de 8 heures au plus tard 18 heures, cela est largement suffisant. Non seulement les enfants seront bien en mouvement et lui-même enseignant pourra sécuriser la vie des élèves. Mais venir la nuit pour réviser est dangereux non seulement pour l’enseignant et pour les élèves. Donc, interdire cela est une très bonne chose« , a soutenu Papa Martin Chérif
Cet autre enseignant soutient à moitié cette décision ministérielle. Pour Aboubacar Alia Camara, c’est en cette période que la plupart des élèves profitent de cet internat pour faire leurs sales besognes. « Le Ministre (Guillaume Hawing) est en train de mettre quelque chose en place que nous-mêmes nous ignorons. Parce que les élèves, quand ils quittent à l’école, ils n’ont pas le même objectif. Certains disent que les internats commencent à 19 heures ou 20 heures, mais ne viennent jamais à l’école. Ils ont leur programme personnels et c’est cela que le ministre veut toucher », fait-il dévoiler.
Contrairement à ces encadreurs, Souleymane Camara, élève en Terminale sciences mathématiques, pense que les heures de cours ne suffisent pas pour approfondir sa connaissance. Sur ce, il invite le ministre Guillaume Hawing à revoir sa décision. « Cela ne nous arrange pas. Parce que pendant la journée, on est déjà fatigué car après l’école il y a la révision aussi. Donc, c’est la nuit qu’on pourra reprendre quelques exercices entre amis. On peut ne pas comprendre quelques parties avec le professeur, mais entre amis, on peut tout se dire. Donc, on dira au Ministre de suspendre cette décision », dira cet élève en terminale.
Il faut rappeler que le ministre a laissé entendre dans cette décision que tous responsables ou enseignants d’un établissement d’enseignement public et privé qui se livrerait à cette pratique risque de s’exposer à des sanctions disciplinaires voire pénales.
Moïse Rama Fils