Finale de la LDC : un journaliste forcé d’effacer les images de scènes de chaos

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Le journaliste sportif de l’agence Associated Press (AP), Steve Douglas, assure avoir été forcé par les forces de sécurité, d’effacer les images qu’il avait filmées aux abords du stade de France, samedi soir, et qui montrent les difficultés intervenues en marge de la finale de la Ligue des Champions.

« J’ai été emmené dans une cabane par un agent de sécurité, on m’a dit de retirer mon accréditation, puis j’ai été forcé de supprimer des séquences vidéo des problèmes de foule, sinon je ne serais pas autorisé à rentrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter dans la soirée.

Son collègue de l’AP et également correspondant sportif, Rob Harris, explique quant à lui que « le personnel de l’UEFA a dû intervenir pour empêcher le personnel de sécurité de poursuivre les médias pour arrêter de filmer alors que des gaz lacrymogènes étaient déployés ».

Sur le même réseau social, le député de Liverpool, Ian Byrne indique avoir vécu « l’une des pires expériences de (sa) vie ».

« Sécurité et organisation épouvantables mettant des vies en danger. Chaotique et je prie pour qu’aucun fan n’ait été blessé à cause du manque honteux d’organisation et d’expertise », a-t-il poursuivi.

Pour rappel, le match opposant Liverpool au Real de Madrid a été retardé d’une demi-heure, samedi soir, après que des incidents de sécurité ont été enregistrés aux abords du stade de France.

Selon la presse internationale, des milliers de personnes, pourtant munies de billets, n’ont pas pu accéder au stade tandis que d’autres, ont bravé les barrières de sécurité et pu entrer sans aucun ticket.

Sur de nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre utilisaient des gaz lacrymogènes pour disperser les supporters, dont de jeunes enfants.

Sur les réseaux sociaux, Gérald Darmanin indique que « des milliers de «supporters » britanniques, sans billets ou avec des faux billets, ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers ».

Pas moins de 68 personnes ont été interpellées en marge de l’événement dont des pickpockets, et autres vendeurs de faux billets.

Les images de scènes de chaos, et des charges policières font, ce dimanche matin, la Une de la presse nationale comme internationale.

anadolu agence