Kaloum/Impacte de la pénurie d’essence : «Nous sommes dans les services, il n’y a presque personne, tout le monde est à la maison» (un fonctionnaire)

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Conakry-Guinée : Le calvaire continue chez les usagers de la route et cela fait déjà 4 jours. La pénurie de l’essence continue d’impacter négativement sur les activités économiques depuis plusieurs jours. Du moins, c’est le constat fait ce jeudi 23 juin dans la commune de Kaloum, centre administratif du pays. Faute de moyens de déplacement ou de carburant, plusieurs fonctionnaires n’ont pas pu rejoindre leurs services.

Difficile de rallier les lieux de travail et d’activité quotidienne, dans les rues, on a l’impression que ces journées sont fériées. La circulation est fluide, difficile d’avoir un taxi pour se déplacer, le peu qui circule propose un prix à leur guise. Thierno Boubacar Bah a quitté Koloma pour Kaloum, il raconte ses difficultés. « La traversée a été compliquée vu qu’actuellement pour avoir même la voiture est un problème. Et côté prix du transport, c’est encore plus dur. Avec ce problème de carburant, les chauffeurs de taxi ont augmenté les prix par rapport au tronçon. Moi, j’ai fait deux escales ce matin avant de rallier Kaloum« , explique-t-il.

Sidi Mohamed Baldé, quant à lui, dénonce le découpage de tronçon par les chauffeurs de taxi en cette période difficile. De 4 tronçons, il s’est vu faire 8 avant de rallier son lieu de travail. « D’ordinaire avant cette pénurie, on payait 2 000 francs et maintenant là, c’est 4 000 mille voire jusqu’à 5 000 francs par tronçon. Les chauffeurs font ce qu’ils veulent, au lieu que je fasse huit (8) tronçons, j’en ai fait douze (12). Avec cette pénurie, mon aller m’a coûté vingt (20 000) francs guinéens« .

Le problème de Diesel ne se pose pas contrairement à l’essence s’est réjoui Bakary Cissé qui a une voiture qui consomme le gasoil. « J’invite le gouvernement à faire quelque chose maintenant là sinon ce n’est pas bon car cette crise a causé assez de problèmes et de conséquences sur les activités économiques. Nous sommes dans les services, il n’y a presque personne, tout le monde est à la maison parce qu’ils n’ont pas eu de carburant pour le véhicule« , souligne-t-il.

En attendant le retour à la normale, les stations-services restent bondées par les clients qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Moïse Rama Fils