Environnement : Juillet, mois de la forêt guinéenne pour préserver notre patrimoine forestier menacé

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Conakry-Guinée : Depuis 2003 soit 19 ans, la Guinée a consacré le mois de juillet comme mois de la forêt guinéenne. Ceci, pour fédérer les efforts et procéder à la restauration des zones dénudées. Car aujourd’hui, la coupe abusive du bois, le braconnage, l’orpaillage, les feux de brousse…sont entre autres fléaux qui déciment et calcinent nos ressources naturelles. Ce qui fait mal, c’est que nombreuses espèces faunistiques et floristiques sont quasiment disparues sous l’action anthropiqueAlors, mobilisons-nous-en ce mois de juillet pour reboiser quelques hectares pour la postérité.

Il est toujours important de rappeler que nos ressources naturelles et leur précieuse diversité disparaissent comme peau de chagrin au point que les services spécialisés avertissent que la situation critique que cela entraine devrait s’empirer si des mesures urgentes ne sont pas prises maintenant pour enrayer la grave tendance actuelle.

En tout état de cause, la conservation de la flore et de la faune, bref de notre environnement proche et lointain, doit figurer parmi les priorités individuelles et collectives de tous les Guinéens. Cela, d’autant plus qu’une telle attitude vis-à-vis de la nature nous préserve des aléas les plus cruels entravant notre équilibre. Les crises d’eau et d’électricité et tous les corollaires de malheur qui les accompagnent sont le résultat de l’insouciance dont nous nous rendons quotidiennement coupables vis-à-vis de notre environnement.

A l’instar de plusieurs du monde, la Guinée connait de nos jours une dégradation très poussée de son environnement. Sous l’effet conjugué du braconnage, des feux de brousse, de coupe abusive du bois et de l’agriculture inhérente, on assiste à une extinction progressive des forêts et à la diminution des ressources en eau. De véritables fléaux qui déciment tout sur leur passage et qui sont de vraies causes des changements climatiques graves que nous enregistrons depuis quelques décennies et qui, comblent de danger sur nos écosystèmes, vont crescendo d’année en année.

Est-il besoin de rappeler que notre pays qui était considéré comme château d’eau de l’Afrique de l’ouest, ne mérite pas le sort qui est le sien aujourd’hui. Autrement, il sied de contrer cette fougueuse désertification qui est déjà à nos portes avec des diurnes de sable et de ses rayons solaires évaporateurs de nos cours d’eau qui s’assèchent à brule-pourpoint Sand de moins ménagement.

Revenons donc à certaines de nos valeurs qui ont, en d’autres temps, eu droit de citer comme la  »Loi Fria » qui n’avait aucune connotation politique. Si chaque citoyen, en quelconque situation de cérémonie heureuse, plantait un arbre pour la prospérité, nous aurions considérablement réduit le déficit en passe de nous étouffer aujourd’hui. Cette  »Loi a, en effet crée des microclimats dans certaines villes du pays, pendant que les forêts, elle, n’échappent pas à la haine des tronçonneuses qui y ronronnent, décoiffant les cours d’eau de leurs galeries forestières.

Face à cette menace, nos gouvernants censés, renverser la tendance, ont alors consacré ce mois de juillet comme mois de la forêt guinéenne. Une opportunité pour les Guinéens notamment ceux vivant en zone rurale, de procéder au reboisement des espaces dénudés ou créer des plantations forestières ou communautaires qui, à la longue, leur procurent une valeur ajoutée à leurs économies. Le gouvernement de Mohamed Béavogui par l’entremise du Département de l’Environnement et de Développement Durable devrait fournit des jeunes plants aux paysans et ONG évoluant dans ce domaine à plante des essences forestières et quelques arbres fruitiers en mois de juillet.

Et pour gérer durablement nos ressources naturelles, il faudrait bien veiller à étendre les plantations forestières, renforcer les structures opérationnelles permettant le développement de la sylviculture à la base. Ce qui ne va pas sans une étroite collaboration entre les populations et les conservateurs de la nature, pour favoriser la recherche d’une autonomie. Pour tout dire, il est urgent de s’attaquer à inverser la tendance à la destruction en faveur d’une gestion plus destruction en faveur d’une gestion plus durable.

Alors, pour réussir le pari, agissons vite avant qu’il ne soit trop tard.

 Amara Touré