Dissolution du FNDC : «Un arrêté ne peut pas dissoudre un état d’esprit», martèle Louda Baldé du PUR

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Conakry-Guinée : C’est une décision qui fait grand bruit depuis sa publication et les commentaires vont dans tous les sens. Au lendemain de l’annonce de la dissolution du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) par le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le président du Parti de l’Unité et du Renouveau s’est prononcé sur cet arrêté du ministre Mory Condé.

Pour Louda Baldé, la décision du gouvernement à maintenir la paix et la quiétude sociale peut être compréhensible, mais une décision de dissoudre une entité telle que le FNDC, est véritablement impossible vu que c’est un  »état d’esprit ». « Pour nous, c’est un acte qui n’a pas un effet positif. On comprend la volonté des autorités de maintenir la quiétude sociale et la paix parce que sans la paix, il ne peut rien y avoir. Et on comprend aussi tout à fait que dans une période de transition, les manifestations ne sont pas nécessaires qu’elles soient pacifiques ou réprimées, elles ne sont pas bonnes pour une période de transition. Mais cela dépend des actes posés par les nouvelles autorités. Nous, nous les encourageons à aller de l’avant, l’acte qu’ils ont posé, c’est comme ouvrir la boîte à pandores. Au lieu de régler le problème, c’est la solution qui crée encore un autre problème parce qu’avec les membres du FNDC, ils nous disent que le FNDC est un état d’esprit. Donc, dans des bonnes et meilleures conditions, un arrêté ne peut pas dissoudre un état d’esprit« , a soutenu le président du PUR.

Plus loin, il explique que ces genres d’actes se font à l’international pour dissoudre les associations djihadistes ou terroristes.  »Nous comprenons cela et nous comprenons aussi qu’il faut sensibiliser la population vers la quiétude sociale et la paix. Mais pour nous, il y a un point de revendication que les autorités devraient tenir compte du FNDC. Donc, tous les partis politiques y compris le PUR réclament la création d’un cadre de dialogue permanent. S’ils arrivent à faire cela, c’est comme s’ils auront fait une pierre deux coups en essayant de résoudre le problème de la quiétude sociale et la paix parce qu’à travers ce cadre de dialogue, tout va se résoudre« , a-t-il expliqué avant d’inviter le gouvernement en ces termes :  »Donc, les autorités n’ont qu’à revenir sur leur décision en acceptant tous les Guinéens. Ne pas utiliser la force dans cette période de transition est l’idéal. Nous, nous comprenons leur acte qui est de maintenir la paix et la quiétude sociale, c’est tout à fait normal. Mais il faut qu’ils acceptent d’écouter cette population qui aspire aussi à la paix et à l’unité nationale » a souligné Louda Baldé.

Moïse Rama Fils