Répression des manifestations : «L’Etat guinéen doit sortir de cette culture de dire que tout citoyen qui réclame son droit, il défie l’autorité de l’Etat» (Kaly Diallo)

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Conakry-Guinée : Au lendemain de la mort de deux jeunes-hommes lors des manifestations pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel, appelées par le FNDC, les voies se lèvent pour dénoncer ces morts qu’elles qualifient de trop. C’est le cas de l’activiste des droits de l’Homme, Mamadou Kaly Diallo, qui a révélé à notre rédaction ce jeudi 18 août que s’il y avait une réforme que la quasi-totalité dans le milieu des défenseurs des droits de l’Homme, c’est bien celle des forces de défense et de sécurité au temps du régime défunt.

A l’allure des choses, avec ces cas de morts enregistrés à chaque manifestation, l’activiste dit déplorer cette situation. Pour lui, l’Etat doit favoriser l’exercice des libertés de manifestation à tous citoyens. « La police et la Gendarmerie, ce sont celles-là qui sont habilitées à maintenir l’ordre. Ces sont celles-là qui sont formées dans le cadre du maintien ou du rétablissement de l’ordre public. D’abord, c’est la police, quand la police est débordée, elle fait appelle à la gendarmerie dans des conditions normales. Quoi qu’on dise, cela a été défini et il y a même eu une loi qu’on appelle  » loi sur le maintien d’ordre » qui est régis sur le principe de l’égalité, c’est-à-dire que tous les actes doivent obéir à la légalité. (…) L’Etat guinéen doit sortir de cette culture de dire que tout citoyen qui réclame son droit, il défie l’autorité de l’Etat. Ou alors il faut aller à la signification du chef, la démocratie c’est le principe de la contradiction et il faut l’admettre, cela est très important. La liberté d’expression, d’opinion sont des libertés consacrées et par les normes nationales, sous-régionales et internationales« , a fait savoir Mamadou Kaly Diallo.

Et d’ajouter : « Je pense qu’il faut aller vers la création d’un espace public qui favorise l’exercice de ces libertés à tous les citoyens guinéens et cela est très important. Bien entendu, sans violence, c’est notre souhait en tout cas nous, le combat pour la lutte non-violente« .

Moïse Rama Fils