Sécurisation du Procès du 28 Septembre : Charles Wright revigore les gardes pénitentiaires en formation à Kaléah (Forécariah)

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Forécariah-Guinée : Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a promis lors d’une sortie médiatique que la date de la tenue du procès des douloureux évènements du 28 septembre 2009 sera connue le 6 de ce mois de septembre. Pour matérialiser l’effectivité de la bonne tenue de cet important rendez-vous judiciaire, Alphonse Charles Wright a entamé une tournée de prise de contact avec les acteurs impliqués dans ce processus.

Ce qui lui a conduit avec toute son cabinet ce mercredi 31 août 2022 au camp d’entraînement et de formation de Kaléah, relevant de la préfecture de Forécariah où 308 gardes pénitentiaires gendarmes sont en formation depuis trois (3) mois justement pour assurer la sécurisation dudit procès.

«Ils sont là dans le cadre de leur formation commune de basse. Notamment la formation militaire commune de basse et la formation professionnelle.  La formation militaire se résume en deux modules : le module d’ordre serré et le module du règlement de service dans l’armée. La formation en intervention professionnelle se résume en trois modules : il y a la formation générale en intervention professionnelle qui se résume en maîtrise avec arme de l’adversaire et sans armes de l’adversaire tout en respectant les principes réglementaires de droit de l’homme et de liberté des individuels ; il y a un module qu’on appelle le module d’intervention professionnelle proprement dite. Ils vont utiliser les moyens de force intermédiaire qui sont régis par les textes de loi. C’est pourquoi vous les voyez avec les bâtons qu’on appelle… ou bâton de protection à poignée latérale », a expliqué Colonel  Aguibou Mouctar Tall, le Directeur de ce centre avant d’assurer que ces hommes sont opérationnels à 80% pour l’objectif assigné qui n’est autre que la sécurisation du procès et de toutes les personnes concernées. «J’avais reçu les instructions du Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale, directeur de la justice militaire, de les préparer en vue d’encadrer les procès qui vont se tenir éventuellement. Je ne savais même pas que le ministre allait annoncer la date. Donc, sur ce, ils ont été formés dans ce sens pour non seulement dans le cadre de bouclage d’une science d’audience, d’escorte de prisonniers, le transfèrement des prisonniers, ainsi de suite. De nos jours, je peux vous rassurer qu’ils sont à 80%». a-t-il fait savoir

Satisfait de la motivation et de l’engagement de ces agents, le ministre de la Justice a révélé la nécessité de former tous les hommes et cela à tous les niveaux devant assumer des responsabilités pour la réussite de ce procès tant attendu.

Car, estime-t-il, cela s’inscrit dans une logique de former pour pouvoir répondre aux enjeux. «Le procès du 28 septembre, le procès qui va être historique, mais qui s’inscrit dans le respect de la protection des droits humains dans ce pays. Il faudrait très penser à l’encadrement sécuritaire de ce procès. Aujourd’hui, le volet formation est plus que nécessaire tant au niveau des magistrats, de greffiers, mais aussi vis-à-vis des gardes pénitentiaires qui sont en contact direct avec les détenus. Vous avez suivi les messages de l’instructeur par rapport aux différents modules, ça nous laisse croire que plus que jamais l’objectif recherché aujourd’hui va être atteint à 100%, et que de manière professionnelle ces agents vont très bientôt répondre à l’appel d’encadrement sécuritaire de ce procès. Faut-il souligner qu’après cette formation, les récipiendaires auront un renforcement de capacité sur les règlements et textes liés aux droits de l’homme».

Moïse Rama Fils