Gouvernance foncière et environnementale en Basse Guinée : Le Comité technique de suivi pousse pour aller vite et bien !

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Conakry-Guinée : Le Projet « Renforcement du dialogue multi-acteurs pour une gouvernance foncière et environnementale responsable en Basse Guinée » financé par le Fond des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Guinée vient de tenir sa première session du Comité technique de Suivi. La rencontre s’est déroulée le 30 août dernier dans la salle de réunion du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire qui assure le leadership institutionnel du Projet.

©ONU-Habitat, 30 août, salle de réunion MUHAT

La tenue de laprésente session avait pour but de présenter le projet, le plan de travail, les mécanismes de gouvernance, les prochaines étapes ; et de collecter les recommandations destinées à l’examen du Comité de pilotage qui aura lieu prochainementà Boffa.

A l’entame de la rencontre, le chef de Cabinet du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, M. Mohamed Lamine Bangoura a souhaité la bienvenue aux participants et mis en exergue, la pertinence du projet au regard des enjeux liés au foncier.

Pour sa part, le Coordinateur du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix a expliqué les raisons du financement du présent Projet. Il s’agit pour lui, de permettre aux communautés, notamment dans les zones extractives, de connaitre leurs droits et de les réclamer pacifiquement. Il s’agit également de permettre aux autorités locales de pouvoir améliorer leur planification urbaineet mieuxprendre en compte des aspects pouvant atténuer les conflits dansl’élaboration des plans de développement locaux. M. Ibrahima Barry a enfin indiqué que la présente session est une occasion de mettre sur la table, les entraves et les défis afin de proposer des solutions appropriées pour rattraper le retard accusé dans la mise en œuvre du projet.

©ONU-Habitat, une vue du présidium, 30 août, salle de réunion MUHAT

Après le cérémonial d’ouverture, suivra la présentation du Projet par la Représentante d’ONU-Habitat en qualité d’Agence lead. Cette présentation a porté sur lestrois (3) Résultats attendus du Projet qui sont intitulés ainsi qui suit : (i) les communautés des sites extractifs connaissent leurs droits fonciers et les réclament pacifiquement auprès des autorités publiques locales et le secteur privé extractif ; (ii) la collaboration et le partenariat économique entre les entreprises extractives et les communautés sont renforcés dans les zones cibles ; enfin (iii) les collectivités cibles améliorent leur planification urbaine et élaborent des politiques de développement local qui atténuent les conflits.

Il est aisé de constater à la lumière de cette présentation, la réalisation de plusieurs activités. Par exemple, au titre du Résultat1, il y a eu entre autres : la réalisation et la restitution de l’étude sur l’état des lieux des conflits fonciers; la mise en place et redynamisation à travers la réalisation d’un inventaire dans les différentes zones d’intervention, des cadres de concertation communautaire. Concernant le Résultat 2, on note la mise en place de la base des données numérique pour l’enregistrement des résultats des études, des textes législatifs et règlementaires régissant l’environnement ainsi que les rapports environnementaux; l’achat des drones et la formation des cadres du ministère de l’environnement sur leur utilisation. Quant au Résultat 3, l’étude de référence pour établir une situation détaillée proposant des valeurs de référence pour les indicateurs programmés est en cours de finalisationet le processus de consultations pour la réalisation de certains travaux techniques a été initié.

Dans le même sillage, les prochaines étapes ont été présentées et validées par le Comité technique de suivi. Celles-ci sont articulées en termes d’activités parmi lesquelles, on peut citer : le lancement des activités couplé à la tenue du premier Comité de pilotage; la restitution de l’étude de référence; la mise en place et/ou la redynamisation des cadres de dialogue et de concertation communautaires et multi-acteurs en milieu urbain, périurbain et minier ; le renforcement de capacités des cadres des services de l’Etat et des collectivités décentraliséesen charge du suivi de la mise en œuvre du Plan de Gestion Sociale et Environnementale ;le lancement des activités dedéveloppement du protocole sur la mise en œuvre des opérations de déguerpissements et les formations y afférentes.

©ONU-Habitat, une vue des participants, 30 août, salle de réunion MUHAT

Au terme des échanges, les membres du Comité technique ontformulé  des recommandations  comme suit : l’organisation d’une réunion technique entre les points focaux et la Coordination du Projet pour orienter et spécifier les rôles et responsabilités de chaque Ministèreà l’effet d’accélérer la cadence d’exécution des activités ; l’implication du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour la mobilisation autour du projet, des Maires des Communes bénéficiaires ; une synergie de travail entre le Projet de Gouvernance Foncière et Environnementale et le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage dans le cadre de l’élaboration en cours du Projet axé sur le foncier agricole en faveur des Coopératives de jeunes et de femmes dans les zones d’intervention du Projet.

Le projet de « Renforcement du dialogue multi-acteurs pour une gouvernance foncière et environnementale responsable en Basse Guinée » est financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix à hauteur de deux (2) millions et cent mille dollars pour une durée d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il estmis en œuvre conjointement par le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU-Habitat), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Agence de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD), en partenariat avec le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire. Le Projet intervient dans les Préfectures de Boffa, Dubréka, Forécariah et Coyah, en plus des 5 communes de Conakry.

ONU-Habitat