Dialogue inclusif : trois femmes d’expérience nommés comme « Facilitateurs nationaux » par la Premier Ministre

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Conakry, Guinée : par arrêté, le premier ministre, chef du gouvernement, Dr Bernard Goumou, vient de nommer trois femmes d’expérience à la fonction de « Facilitateurs nationaux » dans le cadre du dialogue inclusif en Guinée.

Ce sont trois femmes d’une expérience nationale ou internationale reconnue qui viennent d’être élevées à cette fonction. Il s’agit de Dr Makalé Traoré, présidente de parti politique, récemment membre de la commission des Assises nationales. Mme Makalé Traoré avait fait une dernière sortie sur la nécessité d’un dialogue sincère, il y a quelques semaines. Cette intervention a été appréciée de tous les camps politiques et certainement au CNRD.

Mme Hadja Aicha Bah, une enseignante de renom, une ancienne ministre de l’Education nationale et fonctionnaire internationale, est très bien appréciée des Guinéens et ce, longtemps après avoir quitté ses fonctions dans l’Administration publique.

Mme Guilao Josephine Léno, grande fonctionnaire qui a occupé de postes importants en Guinée, n’est pas non plus la moins connue. Les Guinéens retiennent d’elle également un statut de patriote, d’une dame de fer qui allie expérience et sobriété.

L’Arrêté du Premier ministre rappelle que ces « Facilitateurs Nationaux » sont choisis en fonction des critères de Moralité, Neutralité et d’Expérience.

Le manque de dialogue inclusif est pointé comme l’une des faiblesses de la Transition actuelle en Guinée. Tant les avis, divergents, ne permettent pas aux acteurs locaux d’accorder leurs violons.

Pour parer au plus décisif, le gouvernement annonce que le Groupe des ambassadeurs de la CEDEAO et celui du G5 (la communauté internationale) ainsi que le bureau du CNT.

Espérant toutefois que ces réaménagements et efforts du gouvernement guinéen auront l’accueil attendu chez les formations politiques qui ont déjà boudé avec véhémence les précédentes initiatives du CNRD dans le cadre du dialogue nationale.

Surtout que ce présent cadre mettra face à face du gouvernement et du CNRD, les formations politiques, les associations de jeunes et de femmes, les chefs religieux et les sages. Tout comme les organisations faîtières de la Société civile.