jeudi, juin 13, 2024

Appel à manifestation du FNDC, reprise du dialogue sur l’agenda de la transition, Ousmane Gaoual Diallo tire à boulets rouges

Conakry-Guinée : L’actualité politique reste toujours dominée par les récents appels du Président du CNT, Dr Dansa Kourouma et de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique pour une autre séance de dialogue qui inclurait les acteurs politiques jusque-là réticents. Invité ce mercredi 08 février 2023, dans l’émission Mirador de nos confrères de FIM FM, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a réitéré ses précédentes déclarations et décroché des flèches à l’égard de son ancien parti.

Sur le dialogue politique, le ministre Ousmane Gaoual Diallo, a répété : «Ce que je dis est clair. Il y a eu un dialogue en Guinée avec les acteurs politiques guinéens, avec la CEDEAO. Personne n’était absent, en tout cas du fait de l’interdiction par l’Etat. Les gens ont choisi de ne pas venir. Le Président de la Transition avait pris un acte pour fixer la durée de la Transition à 36 mois. La CEDEAO est venue et à apporter des corrections, elle a réajusté les choses pour finalement demander à ce que cette transition ne dépasse pas 24 mois. Cela veut dire que la durée de la transition est une coproduction entre les autorités guinéennes et celles de la CEDEAO qui fixe un calendrier régulier au retour à l’ordre constitutionnel et le contenu. Donc, pour moi, ce dialogue est derrière nous, on ne reviendra plus. Le dialogue sur la durée et le contenu, on ne reviendra plus. Maintenant, dans un pays, le dialogue est permanent. Sur d’autres sujets, dans d’autres contextes, on dialoguera».

Concernant les coalitions ANA, FNDC politique, Rpg-arc-en-ciel et alliés qui réclament au moins de 95% de l’électorat guinéen, Ousmane Gaoual Diallo se moque : «Ils peuvent toujours penser ce qu’ils veulent, c’est leur liberté. Ils peuvent revendiquer les 100% de la population guinéenne, c’est leur droit. Ce que je dis tout simplement à partir du moment où des acteurs guinéens, la CEDEAO ont acté quelque chose, s’ils veulent ramener cela en arrière, cela peut même remettre en cause la transition. Cela n’a aucun sens. C’est même une insulte aux guinéens que des acteurs politiques disent que comme je ne suis pas, mon parti politique ne peut pas participer au dialogue, c’est du n’importe quoi. Un parti politique, ce n’est pas un bien personnel, c’est une institution et aucune institution n’a été empêchée de prendre part au dialogue. Si des gens ont choisi librement parce que les leaders ne sont pas là, de dire on ne vient pas, c’est même une insulte à l’égard de leurs militants».

Il égratigne même son ancien mentor : «Ce qui est important dans ce pays, que les acteurs politiques  ne se cachent pas derrière des individus, des personnalités pour dire non je ne viens pas au dialogue, mon parti ne vient pas au dialogue. C’est même une insulte. Les institutions ne sont pas des biens encore une fois. C’est dommage que des leaders politiques qui vendent la démocratie, l’état de droit, se disent que tant que leur personne individuellement, sont en cause, c’est l’entité qu’il dirige qui est mis en cause. C’est quand même grave. Mandela est resté en prison 26 ans, l’ANC n’a pas refusé un seul dialogue ou des discussions formelles ou informelles avec les autorités de l’apartheid jusqu’à la fin de l’apartheid».

Sur l’appel à manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), officiellement dissout, le 16 février prochain dans le Grand-Conakry, le ministre Ousmane Gaoual Diallo a déclaré : «Je ne commente pas des conneries comme ça là. Qu’ils disent ce qu’ils veulent, ça ne m’intéresse pas très sincèrement».

Le calendrier de la Transition a-t-il démarré ? Le ministre soutient que le processus de retour à l’ordre constitutionnel est déjà en marche conformément à l’accord signé avec les dirigeants ouest-africains. Selon lui, 400 milliards de francs guinéens seront destinés à la réalisation de certaines activités au compte de l’année 2023. «Nous sommes dans le processus. Comme il a été acté en accord avec la CEDEAO de partir du 1er janvier, on considère que nous sommes dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel. L’une des préparations, c’est d’avoir réussi à mener une mobilisation financière. C’est très important d’avoir identifié les sources de financement pour le retour à l’ordre constitutionnel. On a aujourd’hui un budget. Il est autour de 400 milliards qui sont mobilisés pour les activités liées à la transition pour l’année 2023».

Toutefois, il a précisé que le financement du programme de recensement général de la population n’est pas inclus dans les 400 milliards et les décaissements se feront en fonction du besoin.

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