Violences Coyah et Dubréka : Alpha Condé met la Justice face à ses responsabilités

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Coyah entre revolte contre le barrage et l'ouverture des mosquées

Conakry, Guinée : Sept personnes ont trouvé la mort le 12 mai dernier à Coyah, Dubréka et Kamsar (Boké) sans que la Justice ne fasse voix. Dans son adresse à la Nation, le chef de l’Etat fait appel à la Justice.

« Ces évènements douloureux posent une fois de plus la question de la violence lors des mouvements sociaux et politiques dans notre pays » réagit le président Alpha Condé, pour la première fois.

« J’exhorte la Justice à faire la lumière sur ces faits graves et à en tirer toutes les conséquences judiciaires.J’en appelle à la discipline et à l’esprit civique de tous les citoyens. Chacun doit comprendre que les restrictions d’aujourd’hui sont dictées par les exigences de santé publique » précise–t-il.

Ce vendredi, la FIDH, dans un communiqué, invite le gouvernement à ouvrir une information judiciaire.

«Nos organisations appellent à l’arrêt des violences policières ayant entraîné des pertes en vie humaines, des atteintes à l’intégrité physique et des dégâts matériels. Nous condamnons les violences enregistrées le 12 mai 2020 à Coyah, Dubréka et Kamsar, et nous exigeons l’ouverture immédiate d’une information judiciaire qui permettra de faire la lumière sur les violences commises dans ces localités. » lit-on dans le communiqué.

« Nous devons les accepter et les respecter pour vaincre la pandémie et permettre une sortie rapide de cette crise » conseille de son côté le chef de l’Etat.

Les forces de sécurité, accusées d’avoir tiré sur ces manifestants, sont appelées par l’Autorité de « garantir l’observation stricte de ces instructions dans la discipline et le respect de la loi. »