Financement de la présidentielle : « la CEDEAO n’ira pas loin » prédit Etienne Soropogui

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Conakry, Guinée : L’ancien Directeur des Opérations de la CENI, interpelle les acteurs au niveau international qui travaillent ou qui s’associent à la Commission électorale nationale indépedante (CENI). Etienne Soropogui accuse surtout le National Democratic institute (NDI), qui d’après ses informations, se met du coté de la CENI pour animer et financer les réunions du Comité Inter Partis.

« Je rappelle que ces réunions avaient été initiées à l’origine pour permettre à la CENI de finir avec le manque de confiance qui existait entre elle et les acteurs de la vie politique. Et dès l’instant qu’un acteur majeur de la vie politique décide de ne plus prendre part à ces réunions, je crois que le NDI qui est une institution importante, ne devrait plus s’associer du coté de la CENI pour animer ces réunions-là » a réagit ce membre du FNDC.

A coté du NDI, la CEDEAO également apporte son appui à la CENI dans ce processus électoral qui va déboucher à la présidentielle en octobre prochain.

Pour Etienne Soropogui l’institution ouest-africaine n’a fait qu’exprimer une intenTion qui pour lui? n’ira pas plus loin.

« La CEDEAO est dans son rôle traditionnel d’accompagner les processus électoraux au niveau de la sous-région. Je crois que dans le cas d’espèce, la CEDEAO n’a fait qu’exprimer une intention. Cette intention est d’accompagner financièrement la CENI. Je crois qu’elle n’ira pas plus loin si elle se rend compte que notre pays n’est pas prêt à se mettre en règle avec les principes et les standards d’une bonne démocratie et d’un Etat de droit » espère le Président du « Mouvement Nos Valeurs Communes ».

« Nous ne sommes pas fermés à ce qu’il ait des discussions quand elles peuvent se faire en présence de la communauté internationale représentée par la CEDEAO. Mais par contre, pour qu’à ce stade-ci, nous soyons amenés à prendre part à une discussion au niveau politique sur les élections surtout pour les présidentielles à venir, nous avons posé un certain nombre de préalables qui sont au nombre de trois(3). Tant que ces préalables ne sont pas levés, nous ne participerons à aucune discussion » martèle Etienne Soropogui.

Parmi ces préalables, rappelle cet ancien commissaire de la CENI et membre du Front National pour la Défense de la Constitution, il y a la renonciation sans équivoque du troisième mandat du Président Condé, la reprise totale du processus d’enrôlement pour un fichier électoral assaini et consensuelle et en fin l’annulation pure et simple des législatives tenues le 22 mars 2020.