Samedi 22 : Madina, Hamdallaye, Bambéto et Cosa remettent ça…

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Les partisans du pouvoir en place et ceux du principal opposant sont revenus dans les rues où la circulation routière y a pris un sérieux coup à Madina et sur l’axe  Hamdallaye, Bambéto et Cosa. Ces scènes interviennent en dépit du discours que le Chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé a adressé dans la soirée du   vendredi appelant les citoyens au calme.

 » Je suis dans la maison, depuis le matin. La route est presque déserte. J’aperçois de notre immeuble des gens qui marchent faute de taxis » nous raconte A.B,  jeune diplômée résidant à Cosa.

 

 » Le matin, il y avait une descente de jeunes, mais les forces de l’ordre ont intervenu. Maintenant c’est un calme précaire qui règne » poursuit notre source.

A Hamdallaye, ce samedi matin, nous avions vu des véhicules, en partance pour Kaloum, rebrousser chemin.  » Le carrefour d’Hamdallaye est bloqué », lance un automobiliste. Les plus attentifs ont suivi la consigne. Des gendarmes, de tous les côtés du carrefour, sont présents. De grosses pierres sont jetées dans les rues. La circulation est complètement dégagée. L’on sent une odeur de gaz lacrymogène.

A la CBG, près du siège de l’UFDG, les gendarmes s’activent à dégager des barrières posées par les manifestants. Du gaz lacrymogène empeste l’atmosphère et la vision est un peu brouillée par sa couleur blanchâtre. 

 » Nous sommes vers la corniche Matam. Le passage sur l’Autoroute fait peur. Il y avait ce matin de l’énergie en l’air », explique un confrère sur la corniche de Matam. L’autre de poursuivre qu’l y a eu  » une descente de la police » qui a calmé les ardeurs.

A Kaloum, comme d’habitude, les citoyens vaquent à leurs occupations. Mais tout au long des routes, les arrêts de taxis rejettent du monde. La souffrance se lit sur le visage de plus d’un.

Hier jeudi, dans la soirée, suite à une journée très mouvementé, Alpha Condé a appelé au calme.

« (…)tout en déplorant les actes de vandalismes et les destructions des autobus de transport publics, patrimoine commun récemment acquis pour soulager les travailleurs de la capitale, j’exhorte au calme.Des citoyens ont vu leurs biens saccagés : des boutiques ont été vandalisées sans raison, des véhicules de particuliers détruits.Ces actes sont de nature à porter atteinte à la cohésion et à l’unité nationale.C’est actes sont inacceptables. »

Des véhicules calcinés, des boutiques saccagées et vidées de leurs contenus, 1 mort et  plusieurs blesssés, tel est le bilan du vendredi noir à Conakry.

 

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