An 3 du 28 septembre 2009 : les exigences des associations des victimes…

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Les victimes de la tragédie du 28 septembre 2009 exigent que justice soit faite. Elles l’ont fait savoir à travers ‘’AVIPA’’ (association des victimes parents et amis) ce vendredi 28 septembre à Conakry. C’était à l’occasion de l’an 3 de cette tragédie.

 

Madame Asmaou Diallo,  la présidente d’Avipa qui  avait la vedette, était entourée de plusieurs personnes victimes du 28 septembre 2009. Elle avait également à ses cotés, deux organisations de défense des droits de l’Homme : la FIDH (fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) et l’OGDH (organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme). 

Madame Asmaou Diallo a fait état de l’impatience des victimes. Elle a indiqué que si au 4eme anniversaire, la justice n’’est pas faite, elle va faire appel à la Cour pénale internationale pour qu’elle s’en occupe. Seulement même à ce niveau, comme l’a souligné un conférencier, cela devra prendre malheureusement quelques années.

Prenant la parole, le responsable du Bureau Afrique de la FIDH, Florent Geel  reconnait les avancées déjà enregistrées par la justice nationale. Depuis le démarrage de l’instruction le 8 février 2010, 250 personnes ont été déjà entendues. S’y ajoute l’inculpation le 1er février dernier du colonel Moussa Tiègboro Camara ; et le 13 septembre dernier du Colonel Cherif Diaby, ancien ministre de la Santé. Sans oublier celle d’Aboubacar Toumba Diakité.

Mais ces avancées ne sont pas suffisantes, note Florent Geel. La fin de l’impunité suppose le respect de la loi. Et de poursuivre, point de réconciliation nationale sans la justice, la vérité. « Jugez les auteurs des crimes, jugez les auteurs des viols… »

Pour sa part, Abdoul Gadiry Diallo de l’OGDH, souhaite que les inculpés soient déchargés de leurs fonctions officielles pour subir la rigueur de la loi. Pour ce faire, il mise sur les  plaidoyers, des actions de lobbyings, et des pressions sur les autorités nationales.

Revenant à la charge, le représentant de la FIDH pense qu’une année devrait permettre de boucler le dossier de l’instruction pour aboutir au procès. Mais Florent Geel ne veut pas d’un procès bâclé, c’est pourquoi, il met en exergue le facteur temps. Pour lui, le retard accusé dans le dossier du 28 septembre s’explique par son caractère nouveau pour les juges guinéens. Et c’est justement ce qui fait  le défi pour la justice nationale.

Mais Kenda Baïlo Diallo, une victime est sceptique. Impatient déclare : «la justice guinéenne est tellement sous ordre qu’elle ne peut juger les crimes du 28 septembre 2009. Aucune fausse commune n’a été jusque-là identifiée faute de volonté politique… »

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