Fria : la scolarité de plus de 5 milles élèves menacée !

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 Soucieuse  de la scolarisation   des enfants des travailleurs de  l’usine de Friguia-Rusal pour l’année 2012-2013, l’association des ressortissants  et sympathisants de Fria  (ARSYF) était ce 03 octobre devant  la presse  pour  la restitution des résultats d’enquête sur la scolarisation desdits jeunes.

  Les conférenciers, par cette communication, tentent de faire un plaidoyer auprès de l’Etat et des personnes de bonne volonté en faveur des fils des employés de Rusal-Friguia.
il faut rappeler que depuis Avril 2012, suite à une grève déclenchée par le syndicat, l’usine d’alumine  Rusal-friguia traverse  une crise puisque fermée.

Selon Augustin Gnimassou, l’objectif spécifique   de cette enquête  est de  faire un diagnostic sur le devenir  scolaire des enfants des travailleurs  de  Rusal-friguia, tout en formulant un plaidoyer et proposer  des solutions pour la prise  en charge des élèves  pour l’année scolaire qui s’ouvre.

 Le conférencier  a souligné  que les études ont démontré qu’ une masse monétaire de plus vingt deux milliards gnf  est injectée par les travailleurs de l’usine annuellement dans l’économie de l’éducation à Fria. A en croire à Gnimassou, la  plupart de ces élèves évoluent dans des  établissements d’enseignement  privés  dont   22%   sont en classe d’examen. Mais il se trouve que de nos jours, la crise perdure et les parents d’élèves, employés de l’usine, restent sans salaires depuis cinq ou six mois.

 «On imagine combien  de fois cette situation pourrait peser sur leurs épaules. » explique l’exposant.

Pour permettre à ces enfants de reprendre le chemin de l’école, l’association des ressortissants et sympathisants de Fria a fait propositions à  l’Etat et à des  personnes de bonnes volontés. L’ARSYF  propose à l’Etat de « prendre en charge des frais d’inscriptions de ces enfants en cette rentrée scolaire 2012-2013 ; prendre en charge les frais de scolarité d’au moins trois mois(octobre, novembre, décembre) ; faire un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers de l’éducation….

En plus, l’organisation demande également à la société Rusal-friguia de prendre en charge trois (3) mois de scolarité gui seront déductibles des salaires des travailleurs.

Quant aux sociétés privées de la places (minière, télécommunication, banque, pétrolier, agences de promotion culturelle…), l’association leur propose une contribution matérielle et financière, sans compter le  lancement d’une campagne de levée de fonds aux sociétés de communication ainsi que des spectacles de mobilisation de fonds pour la scolarisation de ses enfants.

En suite l’association par la voix de son porte-parole demande aux directions de ces écoles privées de renoncer à une partie des frais d’inscription d’élèves ou étudiants.
« Plus cinq milles enfants des travailleurs de l’usine dans les établissements privés pourraient venir grossir les effectifs des établissements publics si la situation des travailleurs n’est pas résolue » a souligné le porte-parole de l’ARSYF.

Justin Lamah
                                                                                                       

 

 

 

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