2 octobre Boké : discours présidentiel, les oubliés de l’indépendance…

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A l’occasion des festivités de l’an 54 de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale, le président Alpha Condé a prononcé deux discours. Le premier,  écrit a été prononcé au soir du lundi 1er octobre. Le second improvisé a été dit au plus fort de la célébration des festivités du 2 octobre. C’était à la place des martyrs à Boké.

 

Ces deux discours ont eu le mérite de prendre en compte les préoccupations économiques, politiques et sociales nationales. Même si le ton du second était peu élégant et même provocateur.

Celui-ci de sa par sa solennité et actualité mérite qu’on s’y attarde.  Ainsi, le chef de l’Etat s’est soulagé de l’atteinte de l’IPPTE en 18 mois de gouvernance. Avant de s’interroger sur la destination réelle des 3, 4 millions représentant cette dette extérieure guinéenne.

Pour lui, le pays n’a rien tiré de cette dette,  car le pays manque cruellement d’infrastructures de base : électricité, eau, routes…

Aussi , dans son intervention,  le président Alpha a parlé de législatives. Il s’est comme montré pressé  à aller aux législatives le plus vite possible. Il s’est exprimé en ces termes : « le train des législatives va partir de la gare, ceux qui monteront dedans iront ceux qui ne monteront pas dedans resteront sur le quai… » Il y a en attendant la question de Way Mark en suspens, que l’opposition considère comme un passage obligé pour sa participation aux prochaines législatives.

Concernant la lutte contre l’impunité, Alpha Condé a une fois encore promis de sévir contre les cadres qui créent des sociétés de sous-traitance fantômes, pour détourner l’argent public. Le ton de dénonciation est salutaire. Seulement voilà,  ce disque semble usé. Ce n’est pas la première fois, que le chef de l’Etat s’élève contre les bandits à col blanc.

Par ailleurs, Alpha Condé, dans ses discours a  passé sous silence, les hommages  aux hommes et femmes qui ont donné leur vie et leur sang pour que vive une Guinée indépendante et souveraine.

Quant on déclare prendre la Guinée là où le président Sékou Touré l’a laissée, on ne peut se priver logiquement, en ce jour symbole, de quelques  mots aimables à la mémoire de ce père de l’indépendance et compagnons, pour avoir libéré la Guinée du joug colonial.

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