Vale-Guinée, différente de Vale-BSGR, ferme à cause des « résultats économiquement irréalisables » !

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Le bureau de Vale, qui était sur un projet d’exploration de la bauxite en Guinée depuis 2006, a finalement fermé son bureau dans la capitale Conakry où il a mis à la porte les huit employés. Enquête…

 Vale-Guinée qui détenait un permis d’exploration de la bauxite met fin à ses activités en Guinée. « Vale Guinée a conclu ses activités d’exploration minière relatives à la bauxite: et les résultats, présentés au gouvernement de la Guinée, se sont révélés économiquement irréalisables » confirme le bureau des relations médias de Vale.

 

« En Juin, Vale-Guinée, conformément à la législation du pays, a formellement restitué les permis d’exploration de bauxite au gouvernement guinéen. Avec la fin des travaux, l’équipe de huit employés de Vale Guinée perd toute pertinence » annonce-t-il.

En croire plusieurs sources, des employés sous CDI (contrat à durée indéterminée) auront reçu deux mois de salaires. Tandis que ceux sous CDD (contrat à durée déterminée), n’auraient rien reçu.

Le bureau des relations médias de Vale-Guinée n’a pu se prononcer sur ces «  cas particuliers ». Il argumente qu’un contrat entre employeur et ses employés est confidentiel.

 «  Nous avons un devoir de respect vis-à-vis des contrats signés » insiste le bureau de relations médias de Vale-Guinée.

Une source, sous le couvert de l’anonymat, rapporte qu’au Congo, récemment, Vale a payé à ses employés plus de 6 mois de salaires.  » C’est bizarre qu’on accorde que deux mois aux employé guinéens qui ont passé 5 années dans l’entreprise » remarque notre source.

L’avis de l’Inspection du Travail

A l’Inspection Générale du Travail, l’on explique à notre micro que toute cessation d’activités d’une entreprise quelconque, doit respecter une procédure.

« Lorsqu’un employeur décide de cesser ses activités en terre africaine de Guinée, et que celui-ci a, dans ses relations professionnelles, recruté une main d’œuvre, il ne doit pas faire ses valises simplement. Cet employeur doit faire face aux obligations contractuelles des travailleurs. Cela veut dire payer les droits de rupture contrat et les différentes indemnités. Celles-ci peuvent être l’indemnité de licenciement, l’indemnité compensatrice de congés et le préavis de licenciement » éclaircit Robert Kamano, Chef de département des Relations professionnelles et protection sociale.

 

« L’indemnité de licenciement est fonction du temps mis dans l’entreprise. Exemple, un employé  qui a un salaire brut évalué à 1 million gnf par mois et qu’il ait passé 5 ans de service, pour le calculer on multiplie 1 million par 5 ans multiplié en tout par 25 %. C’est le tronc commun. Pour des secteurs d’activités comme les mines, il y a des tranches. Pour les cinq premières années, c’est 33 pour cent. A partir de la sixième année, c’est 35 jusqu’à la dixième année et au délà, 40 pour cent. Si l’employé a fait 5 ans, il doit recevoir ( par exemple), en prenant 1 million  comme salaire, on multiplie ce montant par 5 ans multiplié par 33 et l’on divise tout par 100 » poursuit ce magistrat, Inspecteur du Travail.

 

A Vale-Guinée, l’on soutient que « le respect des lois » guinéennes est un impératif et fait croire que les actes posés sont conformes à la législation en vigueur.

Le bureau de Vale-Guinée, dont le permis a été obtenu par la compagnie brésilienne, elle-même, avait des activités d’exploration de la bauxite en Guinée.

 » L’achèvement des activités d’exploration de la bauxite n’a aucun lien avec les activités développées par VBG, la co-entreprise formée par Vale et BSGR » nous informe-t-on.

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