Simandou : Vale-BSGR n’a pas l’intention de quitter la Guinée

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photo d'archives : site de ZogotaLa société née de la joint-venture entre la brésilienne Vale ( 51 pour cent) et BSGR ( 49 pour cent), n’a pas le projet de quitter la Guinée, du moins pour le moment, a confié à GuinéeTime un responsable des Relations Médias de VBG.

 « …comme déjà directement signifié au Gouvernement de Guinée, la société – Vale-BSGR- n’a pas l’intention de quitter le pays » informe votre quotidien, le bureau des relations médias de cette entreprise minière qui détient deux blocs sur le mont simandou. 

« La première étape de son projet a été conclue et, en raison de cela, la main d’oeuvre impliquée sera démobilisée selon le plan présenté aux autorités. En ce qui concerne la continuité des projets, la décision de VBG sera subordonnée à la définition de diverses questions en suspens relatives au nouveau cadre réglementaire minier et à la révision des contrats annoncée par le gouvernement, ainsi qu’à d’autres prémisses et conditions contractuelles et économiques » précise-t-on. 

En croire des sources dignes de foi, un climat de «  stand by » est constaté sur les chantiers de Vale-BSGR à Kérouané et à Zogota sur les blocs 1 et 2 du Simandou, un gisement de fer jugé de classe mondiale par des spécialistes miniers.

Dès son arrivée au pouvoir en 2010, le gouvernement du Pr Alpha Condé a mis en place un nouveau code minier. Ce document, dans sa partie fiscalités, doit être revu, en croire le ministre guinéen des Finances, Kerfalla Yansané, sur les ondes d’une radio étrangère.

L’évacuation du minérai, reste aussi un point d’achoppement entre le gouvernement guinéen.

 » Ce n’est qu’une fois ces questions résolues que VBG sera en mesure de déterminer la faisabilité du développement de la concession accordée à la société » affirme Vale-BSGR.

 » Grosse frayeur »

Ce  » blocage » ainsi que les récents évènements malheureux intervenus sur le site à Zogota, provoquent de grosses frayeurs chez les employés de Vale-BSGR en Guinée.

Dans la nuit de vendredi 3 Août  dernier, dans le sud-est du pays à Zogota, des manifestants ont été tués lors d’une manifestation où les villageois protestaient contre des recrutements d’une société minière ( Vale)  brésilienne jugés arbitraires.

La manifestation s’est heurtée pendant aux forces de l’ordre qui l’ont réprimé et c’est suite à cette répression que certains ont été fauchés par des balles tirées par ces forces de l’ordre. Le nombre de victimes de ce drame n’a pas été précisé mais les médias locaux et certains médias internationaux parlent de 5 à 6 morts.

Le gouvernement après avoir présenté ses condoléances a annoncé l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités et, il a déclaré que les responsables subiront la rigueur de la loi. Dans les arrestations, l’on note, outre des personnes autochtones, mais le nom d’un certain Fodé Ibrahima Soumah, natif de Conakry. Parti dans cette zone minière pour y gagner sa vie, il en revient avec le cachet d’instigateur de manifestations. Puisque c’est en prison à Conakry il s’est retrouvé dans les heures qui ont suivies ces manifestations.

 » C’est la société Vale qui est à la base de la mort de mes habitants. Elle (Vale) a donné de l’argent à Soumah, au préfet et au gouverneur pour qu’ils viennent nous attaquer » révèle le chef du villaged e Zogota, Labilé Kolié.

La compagnie Vale vient encore de fermer son bureau en Guinée qui travaillait sur un projet d’exploration de la bauxite depuis 2006 en Guinée.

 » Ce qui arrive aux employés de Vale-Guinée peut arriver à n’importe qui » s’inquiète-t-on chez VBG.

 » Nous avons une grosse frayeur et pensons qu’il y a un danger….Les lois du travail en Guinée ne supportent pas bien les travailleurs » nous confie un employé de VBG sous le couvert de l’anonymat.

Et puis,  » les rumeurs persistantes font croire que VBG va bientôt fermer…Certaines responsables des ressources humaines de VBG auraient aidés à finaliser le licenciement de la dizaine d’employés chez Vale-Guinée qui s’en va ».

Avec la précision annoncée d’un responsable du bureau Relations Medias de VBG sur la question, nous espérons que la crainte des employés est dissipée, du moins pour le moment.

 

 

 

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