Gouvernance en Guinée : la fondation  » Obama pour la bonne gouvernance » évalue la gestion d’Alpha Condé

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La fondation Obama pour la bonne gouvernance vient de publier un rapport qui analyse en plusieurs points, la gouvernance Alpha Condé. Ceci pour  » mieux garantir la transparence des services publics en permettant un dialogue et une participation active des administrés…

La FONDATION OBAMA POUR LA BONNE GOUVERNANCE EN AFRIQUE développe un programme dénommé GCA (Gouvernement – Compte rendu – Appréciation)que nous demandons au gouvernement  d’accompagner. Organe permanant d’obligation de rendre compte, le GCA :

Ø  Permet de renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics par la collaboration de l’administration publique ;

Ø  Dispose d’une compétence générale en matière de gouvernance et d’une compétence spécifique qui lui permet d’effectuer, à tout moment et éventuellement de façon inopinée, toute opération de contrôle sur les recettes et les dépenses publiques.

Les évaluations préliminaires actuelles  de ce pouvoir que la FONDATION OBAMA POUR LA BONNE GOUVERNANCE EN AFRIQUE doit publier bientôt (décembre 2012) ont révélé plusieurs dysfonctionnements et contraintes qui affectent l’évolution de la gouvernance publique.

Pour un avant-gout de ce rapport je dirais d’abord qu’il faut noter que les performances de la gouvernance en Guinée s’améliorent au niveau de la gestion économique mais souffre d’un recul démocratique.

Ensuite, c’est avec beaucoup d’intérêt que je salue les efforts du gouvernement actuel (discipline budgétaire, très bonne maîtrise des flux de liquidités des ministères, départements et agences par le trésor) pour l’atteinte de l’initiative PPTE et j’invite le président Alpha Condé a désormais concrétiser ses multitudes de promesses par des actes concrets. L’impatience gagne les Guinéens, les discours ne sont pas adéquats avec la réalité du terrain, tous les citoyens ne sentent pasle changement, la corruption est au sel service des fonctionnaires de l’Etat. Monsieur le Président votre peuple n’a pas oublié la promesse de la baisse du prix d’essence conditionnée par l’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE.

Au niveau de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi jeunes le Ministre BantamaSow avait promis au cours d’une sortie médiatique la création de 10 000 emplois (pour des diplômés sans emplois) avant décembre 2011 et même si on reparti ce chiffre pour les 5 ans ce sera 2000 emplois par an. Aujourd’hui après 22 mois de gouvernance où en sommes-nous, vous avez créé combien d’emplois ?

Dans sa même politique de promotion de l’emploi jeunes le gouvernement de changement a prévuplus de 97 milliards de francs guinéens par année à la jeunesse pour un cout total de 488 milliards GNF pour les cinq années, 22 mois après quel est votre bilan Monsieur SowBantama ? Fut-il la raison qui justifie votre bombardement désormais au Ministère de la Jeunesse, de l’emploi Jeunes et des Sports ? Ou peut être le meilleur moyen pour le Président de vous « remercier »du gouvernement parce que ce poste exige un sérieux leadership et de management ?

Jeunes de Guinée dites-moi combien d’emplois ce département a-t-il crée avant qu’il ne soit rattaché au sport, Combien ? Je voulais tout juste vous dire que vous n’êtes pas une priorité mais plutôt un fonds de commerce électoraliste comme cela a toujours été. Jeunes de Guinée rappelez-vous encore au lendemain du 22 janvier 2007, notre seule récompense en tant que pionniers majoritaires du changement a été le MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS comme pour nous dire oubliez nous, allez jouer et danser ce que vous méritez. Pourtant Quand on cassait nos dortoirs à Gamal, quand on nous emprisonnait à Kankan ce sont eux qui étaient au pouvoir et à l’opposition mais qui d’entre eux est intervenu en notre faveur, qui ? Tout simplement parce qu’aucun d’entre eux n’avait son fils parmi nous. Quand nos martyrs tombaient sous le 08 Novembre où étaient – ils ? Et à chaque fois qu’ils veulent du pouvoir ils prétendent nous représenter et se servent de nous comme bouclier (le 28 Septembre 2009 en est une illustration palpable). Maintenant qu’ils ont gain de cause ils disent qu’on a ni expérience ni qualification (comme si eux ils sont nées Président ou Ministres) ils vont aller à Paris organiser un salon d’emploi parce que c’est le meilleur moyen pour ramener leurs fils et les distribuer des postes. Jeunes de Guinée réveillez-vous ce sont des assassins techniques spécialisés en montages financiers, comme il y a unicité de caisse ils vont toujours trouver d’autres moyens pour décaisser. On a pas d’expérience certes mais s’ils n’avaient pas participé à la gestion de ce pays on ne serait pas à ce stade, cette succession des transitons incertaines depuis 1984 à nos jours témoigne leur contribution planifiée aux pillages économique et politique de la Guinée. Ils sont tous comptables de ses 50 années de troubles, ils se relayent et se recyclent dans tous les régimes, ils ont bradé nos ressources, mis en faillite nos usines, baillé notre aéroport, compromis l’avenir des générations futures pendant cinquante ans et plus, ils méritent éloquemment un prix de Nobel de pillage de deniers publics.

Combien de Ministères d’emplois dans un même gouvernement alors que les ghettos explosent de diplômés sans emplois, les cafés débordent de jeunes talents réduits à l’instrumentalisation politicienne parce que victime d’un système conjoncturellement injuste, maintenant on nous parle d’un salon d’emploi en Europe alors que le taux de chômage national n’est même pas chiffré. Si on a pas d’expérience ou mal formé mais qui est responsable ? Pourtant l’un des programmes phares du candidat Alpha Condé était la valorisation des Ressources Humaines, 22 mois après quel bilan à ce niveau ?

Au niveau de la Gouvernance Economique je rappelle au gouvernement qu’il avait promis :

Ø  la vulgarisation du mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) en vue de l’adhésion rapide de la Guinée à ce mécanisme de bonne gouvernance.

Ø  la promesse de publier l’audit trimestriel des marchés publics de plus de 100 millions de Francs Guinéens. 22 mois après où en sommes-nous ? Que fait la Commission d’audit ? Veuillez nous rendre compte SVP.

Au niveau de la santé, le peuple n’a pas oublié que pour la gratuité de la césarienne et l’accouchement le gouvernement avait promis l’achat et la distribution de 225 000 kits pour l’accouchement et 11 250 kits pour la césarienne aux hôpitaux et centres de santé ; La réhabilitation et l’équipement du centre hospitalier universitaire de donka. Après 22 mois de pouvoir quel est votre bilan ?

Aux différents Ministres de l’Education Nationale je rappelle qu’après le forum avec les universités et les centres de recherches (Macenta 19 novembre 2011) le gouvernement avait promis :

Pour les universités

– la construction d’une université nationale et de 4 universités régionales.

Pour les centres de recherche

– la rénovation des infrastructures du centre de recherche scientifique de Conakry  Rogbané (CERESCOR), de l’Institut Pasteur de Guinée-Kindia (l’IPG), pour en faire des centres d’excellence. 12 mois après où en sommes-nous ?

Aux différents Ministres de l’Education Nationale, je vous rappelle : les Guinéens n’ont pas oublié que dans la réforme du système éducatif le gouvernement avait promis la construction de 1946 salles de classes dont 1557 au primaire et 389 au secondaire (200 salles pour le collège et 189 pour le lycée), la construction  d’une bibliothèque universitaire centrale. Et je profite de cette occasion pour vous rappeler également que la Guinée a le plus vieux programme d’éducation dans le monde avec seulement 3 options au lycée pour une multitude de spécialité à l’université sans aucun lien ni logique, c’est pourquoi 54 ans après notre indépendance il n y a pas d’adéquation entre formation et emploi.

Au niveau de la Gouvernance Judiciaire le gouvernement avait planifié :

Ø  la mise en application du statut de la Magistrature ;

Ø  l’opérationnalisation du Conseil Supérieur de la Magistrature et du Conseil de discipline.

Ø  la reconstruction des palais de justice.

Monsieur Sow Christian je compte sur votre éclairage car nous attendons beaucoup de votre département pour rassurer les investisseurs malgré que l’impunité encourage et motive toujours le crime en Guinée pendant que les coupables du 28 septembre pavanent en toute liberté et le procès des présumés coupables de l’attentat manqué contre le président de la république est mis en veille.Une Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a été créée par décret présidentiel et sa présidence confiée à Monsieur MamadyKaba de la RADDHO, qu’est-ce qu’elle est devenue, pourquoi elle ne fonctionne pas ?

22 mois du pouvoir de changement l’insécurité est devenue galopante parce que les réformes du secteur de défense et de sécurité n’est pas effective, cette réforme ne se résume pas à envoyer 4000 militaires à la retraite il y a encore beaucoup d’indésirables dans l’armée qui détiennent des armes non recensées, en plus le gouvernement avait prévu la mise en œuvre d’un programme de formation générale sur le « savoir être, le savoir vivre et le savoir-faire du militaire » (18.190 militaires en formation sur l’ensemble du territoire national), où en sommes-nous ?

La Gouvernance Politique souffre d’un débat stérile. La persistance du déséquilibre Institutionnel, les tergiversations politiques récurrentes, l’exacerbation de la répression des réclamations sociales, témoignent de la dégradation profonde de la situation politique en Guinée. Ce tableau peu reluisant de la situation sociopolitique guinéenne, découle d’une crise de leadership de notre classe politique à tous les niveaux et d’un manque de volonté politique de l’exécutif. Cette guerre d’intérêt politicienne accentue la pauvreté des populations qui attendent désespéramment des élections législatives libres et transparentes gage de stabilité et espoir d’un eldorado d’emplois durables. Les activités économiques sont paralysées, le communautarisme et le repli identitaire déstabilisent profondément la cohésion sociale qui est restée notre fierté nationale.

Très affectée et meurtrie par les récents évènements tragiques à l’intérieur de la Guinée marqués par les tristes violences ayant entraînés des pertes en vies humaines, et des dégâts matériels importants, la FONDATION OBAMA POUR LA BONNE GOUVERNANCE EN AFRIQUE dont je suis le Vice-Président regrette profondément et condamne avec la dernière énergie la répression sanglante et les violations de droit de l’homme perpétrées par les forces de l’ordre à Zogota, des méthodes très contraires à la bonne gouvernance qui encore démolissent l’espoir de la jeunesse et sa confiance vis-à-vis du pouvoir actuel.

Du côté de la CENI je salue la reforme enfin votée par le CNT. Désormais il est temps nos politiciens réputés en fractionnisme arrêtent leur gangstérisme politique tout le monde ne peut pas être représenté dans la nouvelle CENI, le Ministre de l’Administration du Territoire même qui jette cet appas est conscient que dans cet océan politique actuel il y a des petits poissons qui peuvent être victime de l’hameçon mais il y a également des caïmans dont le jeteur de l’appas même peut en être victime, alors attention, de la même façon que tous les partis alliés dans le RPG ARC EN CIEL ne peuvent pas être représentés, c’est pareil pour l’opposition qui tiendra compte du poids politique, des partis politiques qui sont implantés sur l’ensemble du territoire national, cela veut dire que même dans le CFT et l’ADP il y en a qui ne seront pas représentés, et comme je l’ai toujours dit dans mes débats même à l’au-delà là il n’y a que le paradis et l’enfer y a pas de centre. La responsabilité d’Alhassane Condé est engagée, on ne doit pas prétendre partager la CENI comme un gâteau, on ne doit non plus prétendre caricaturer notre Assemblée Nationale par consensus en y griffant des constipés intellectuels.

Je regrette profondément la prise en otage de la « Société Civile » par une bande d’opportunistes et d’ethno stratégique qui proclame l’exclusion de grandes ONG et qui s’affirme par un déficit de leadership et de confiance, incapable de faire corps pour un représentant consensuel et crédible à la future CENI qui à l’état actuel risque d’être plus décriée que jamais. Parce que la crise de confiance ne met jamais totalement fin au doute. Le désir de liberté et de justice demeure allumé et puissant partout où la démocratie et le mérite font défaut. Et les frustrations politiques accompagnent inévitablement ceux qui croient pouvoir harmoniser les choses par l’ignorance de l’évidence et par la perte du temps à parfumer continuellement une poubelle.Aujourd’hui nous assistons impuissant à une gestion irrationnelle du dialogue politique qui continue de casser des liens de fraternité de la classe politique et de meurtrir les peuples d’un même pays.

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