Reforme des finances publiques : le FMI au chevet des gestionnaires guinéens

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Du 29 au 31 octobre, le représentant résident du Fonds monétaire international  en collaboration avec  l’Union européenne, et le ministère de l’économie et des finances, a organisé un atelier portant sur la loi organique relative aux lois de finances 2012.

 Cette série de formations qui s’est déroulée au palais du peuple a été menée par une experte du Fonds monétaire international, Gwenaelle Suc. Dans son exposé à la troisième journée de la rencontre, elle a indiqué que la présente reforme s’inscrit dans la logique du vaste mouvement international de modernisation de la gestion des finances publiques.

Cette reforme poursuit-elle, présente à la fois, des enjeux économiques et politiques. Au plan économique, elle permet l’amélioration de la gestion budgétaire  et donne une meilleure visibilité de l’utilisation de l’argent public.

Au plan politique, la reforme vise au final à informer les citoyens de la gestion que les tenants des finances publiques en ont faite de leur argent.

Concernant le calendrier budgétaire, l’experte du FMI a insisté sur le  respect et la précision à l’y imprimer. Dans cette optique, le mois de mai est la date de déclenchement de la procédure de la loi des finances initiale  par le gouvernement. Et le 15 octobre, la loi des finances est en principe déposée sur la table de l’Assemblée nationale, pour être adoptée en décembre.

Au cours de l’atelier, l’accent a été également mis sur le principe de sincérité. Ce principe commande de ne surévaluer ni sous-estimer les ressources.

Sur la question de la réserve budgétaire, Madame Suc a relevé que celle-ci  qui ne doit dépasser 5% du budget,  est créée pour faire face aux événements soudains et imprévisibles.  En d’autres termes, la réserve budgétaire ne doit pas être utilisée pour pallier les défaillances enregistrées dans la budgétisation initiale.

Pour sa part, en présidant la cérémonie de clôture, le représentant résident du FMI en Guinée Abdoul Aziz Wane invite tous les acteurs concernés à jouer, chacun, sa part de partition pour la mise en œuvre de cette reforme.  Qui pour lui, touche tous les domaines de la gestion des finances publiques : fiscalité, comptabilité, politiques budgétaires. Et autres textes de finances.

Cette reforme permet de définir la portée et les catégories des lois de finances,  la formulation et la mise en œuvre des politiques budgétaires prudentes qui limitent les risques d’insolvabilité de l’Etat et améliorent la gestion de sa trésorerie. Elle favorise aussi un meilleur suivi des effectifs des ministères  pour une optimisation de la politique salariale du gouvernement et de sa politique d’emploi  public, précise Abdoul Aziz Wane.

Ce n’est pas tout,  dans la mise en œuvre de cette reforme des finances publiques, Aziz Wann a mis en exergue le rôle de l’Assemblée nationale dans la définition  des perspectives  budgétaires.  Sans oublier l’obligation de rendre compte de chaque gestionnaire à cette institution législative.

La loi organique relative aux lois de finances prévoit surtout des  sanctions à l’encontre des ordonnateurs de dépenses des manquements aux règles de discipline fixées par cette loi.

Etaient conviés à cet atelier, les secrétaires généraux, chefs de cabinet ; DAAF, des contrôleurs financiers, des conseillers nationaux (CNT) ; des représentants des organisations internationales, des journalistes et bien d’autres acteurs de la chaine de gestion des finances publiques.

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