Edito : forces de sécurité partout, mais sécurité nulle part…

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Forces de sécurité par-ci, forces de sécurité par-là, mais sécurité nulle part. Pour reprendre un confrère de la place.  En termes simples, ce n’est pas la présence des forces de sécurité (police et gendarmerie) qui fait défaut.

 

Elles sont physiquement très présentes. Leur présence est encore plus prononcée le long des itinéraires à l’occasion des deplacements du président Alpha Condé.  Ou encore à la faveur des manifs ‘’forcées’’ de l’opposition.

Mais  les assassinats, les meurtres et autres crimes crapuleux se commettent depuis peu,  de manière quasi-permanente aussi  bien à Conakry que dans l’arrière-pays. Le dernier cas en date, remonte le vendredi dernier, lorsque assise au bord de sa voiture, téléphone collé à l’oreille, en route pour la maison, après une journée de labeur, Madame Boiro, jusque-là Directrice nationale du Trésor public a été froidement abattue par des quidams.

Il en est de même pour ce jeune nommé Paul Cole Temple, ingénieur télécoms à ETI-SA. Il a été aussi abattu à Kipé, au même endroit, et seulement quelques minutes près  plus tard. Sans aucun secours des forces de sécurité (gendarmerie et police confondues). Le flair, la promptitude et même l’efficacité des agents en charge de la sécurité à manqué.

Pour quelle raison ? Les enquêtes dites ouvertes devraient aider à en faire la lumière. Il faut arrêter les coupables et rendre justice, et revoir même les stratégies et autres plans de sécurité en vigueur, vu leur limite… C’est du reste le souhait de nombre d’honnêtes citoyens.

Et ce boulot revient au premier chef et de droit au ministre en charge de la sécurité. Lequel n’a dit mot…, depuis la commission de l’assassinat de la directrice nationale du Trésor Public, et de Paul Cole. Jusque-là, c’est le président de la république, le ministre en charge des droits de l’homme… que l’on a entendus. Mais le Président de la République n’est pas le ministre de la Sécurité encore moins le ministre des Droits de l’Homme, disent des citoyens déçus de leur ministre de la Sécurité.

Le ministre en charge de la Sécurité est, en pareil circonstance, censé faire une communication professionnelle à même de rassurer les citoyens guinéens, les ressortissants de pays étrangers et même les investisseurs nationaux et étrangers sur le plan de sécurité, les dispositions pratiques envisagés par son département. Afin de traquer assassins, troubleurs de sommeil, et autres criminels de tout acabit.

  C’est en tous les cas, la raison d’être d’un ministre de sécurité de la république. Un ministre de la sécurité n’a de tache  que d’assurer la sécurité des citoyens. S’il n’a la capacité et la compétence pour mener à bien cette mission sacrée, il se doit de s’armer de courage et libérer son fauteuil. Pour le passer à d’autres plus méritants.

A présent, la question qui circule sur bien des lèvres est de savoir si, pour une fois, les enquêtes ouvertes aboutiront. En d’autres termes les assassins de Madame Boiro seront-ils  arrêtés, jugés et condamnés, comme l’a promis le président Alpha Condé. C’est en tous les cas, un défi sinon un test pour le ministre de la Sécurité.

En attendant, les bourreaux de Madame Aïssatou Boiro, et de Paul Cole courent toujours impunément dans la cité.

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