» Cheriefm-Tatv » : la CNTG exige le retrait de la plainte contre Yombouno

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La puissante centrale syndicale, la CNTG, a exigé dans les négociations entre la direction générale du groupe Alo-Médias et les 26 journalistes renvoyés, le retrait de la plainte adressée au porte-parole de ses derniers, David Yombouno, a-t-on appris de bonnes sources.

La CNTG et l’inspection générale du travail interviennent dans le bras de fer entre cette société et ses travailleurs. Pour la suite des négociations, la CNTG, exclusivement, pense qu’il faut purement  » retirer » au niveau de la Justice la plainte déposée contre David Yombouno pour d »diffamations » par la PDG du groupe Alo-Médias.

 » Les représentants de la patronne Chantal Colle se sont engagés à le faire », précise Yombouno, samedi à notre micro.

L’on apprend des journalistes renvoyés que l’Inspection générale du travail et la CNTG tiennent à deux options, dans la recherche de solutions à ce problème. La première semble favoriser le retour des journalistes dans l’entreprise avec un contrat de travail que l’employeur devrait dûment signer. La seconde, en croire nos confrères, serait leur dédommagement.

La première option pourrait être une épine dans les pieds de la direction générale de ce groupe de médias. A part le volet médias, le groupe SGI-Alo a d’autres employés. Signer des contrats de travail avec les journalistes est synonyme de la fin de la misère de l’ensemble des employés d’Alo-distribution.

La CNTG et l’Inspection générale du Travail auraient donné mardi prochain, le dead line à la direction générale d’Alo-Médias, pour se prononcer par rapport au retrait de la plainte. A signaler que la copie de la plainte adressée à Yombouno, est à la disposition des syndicalistes.

Chantal Colle, PDG d’Alo-Médias, a porté une seconde plainte contre un journaliste, en la personne de David Yombouno, renvoyé de Cheriefm par la direction générale il y a quelques jours, avait-t-on appris de sources concordantes.

L’on reproche à l’ancien rédacteur en chef de  » Chérie Fm » d’avoir prêté des propos  » ethnocentriques »  à dame Colle, lors de l’émission des  » Grandes gueules » d’EspaceFm relative au renvoi, à un coup de bras, de 26 journalistes d’un même groupe de presse.

Autour de la même émission, une première plainte avait été adressée à Aboubacar Diallo d’Espace Fm, pour  » diffamations ». Celui-ci, a mis en doute le leadership de dame Colle dans la gestion de son entreprise. Diallo aura passé un séjour bref dans les locaux de l’immeuble Oury Birédi, à Bambéto. De manière inattendue, il avait fait part à la direction générale des médias du groupe qu’il ne pouvait continuer l’aventure.

L’audience qui a effectivement débuté hier jeudi, a été renvoyée pour le 13 décembre prochain. Le 12 décembre, c’est David Yombouno, porte-parole des 26 reporters renvoyés, qui doit comparaître devant le Tribunal de Dixinn.

David Yombouno, après le dépôt de la plainte pour comparution de Boubacar Diallo, avait lu à la maison des journalistes de Conakry une  » déclaration de soutien » des journalistes renvoyés à ce confrère. La déclaration donnait du poids aux propos tenus par Diallo lors de cette émission- déballage sur certaines coulisses de la radio.

Depuis l’annonce du renvoi de ces jeunes confrères par la PDG d’Alo Médias, les critiques acerbes fusent de plusieurs médias et journalistes de la place. Peut-on porter plainte contre toute la presse?

L’on ne porte d’ailleurs plus de gants pour dénoncer ce que vivent au quotidien des journalistes à cheriefm-Tatv, et dans d’autres médias privé et public en général.

Des voix se sont spontanément élevées pour appeler à la conscience des journalistes la nécessité de la mise en place d’un syndicat fort et uni des hommes de médias du pays.

 

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