Culture :  » les jeunes guinéens ne lisent pas » dénonce le fondateur d’un centre communautaire

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La problématique des droits d’auteur des manuels scolaires  était  au centre ce mardi  15 janvier, d’une conférence de presse à la maison commune des journalistes, animée par le fondateur de la bibliothèque du centre communautaire pour le développement de l’éducation CECODE.

Au menu de la rencontre plusieurs volets ont été débattus notamment l’alphabétisation des jeunes filles et la présentation des résultats obtenus par ce centre après une année d’activités. L’ objectif est de réduire le taux d’alphabétisation dans les zones défavorisées en Guinée et  d’inciter les jeunes à plus de lecture afin de renforcer leur capacité d’intellectuelle.

L’initiative de la  création de ce centre, est venue d’un constat. « Les jeunes guinéens ne lisent pas. Cela  se justifie, soit par l’inhabitude de ces jeunes pour la lecture mais  surtout le manque de bibliothèque en grande partie »  a soutenu Malick Bah.

Pour réussir ce pari, le conférencier dit avoir utilisé la méthode  de sensibilisation et l’invite aux imams dans leurs semons d’attirer l’attention des parents d’élèves et les élèves sur la nécessité qu’on peut avoir en lisant.

Sur ces avantages, il citera l’aisance dans le langage parlé  et d’écrire en évitant les erreurs. Au dire du fondateur, au début, cette bibliothèque a connu l’adhésion de 178 lecteurs inscrits avec un taux de fréquentation de 100/100. Il a fallu, poursuit-i,l des dons de livres offert par l’ambassade de France qui avait d’ailleurs pris en compte tous les besoins en livres manifestés. Ce qui  a favorisé l’augmentation de l’effectif  des lecteurs à  hauteur  de 219 inscrits avec un taux de participation de 100 /100.

Les bibliothécaires de ce centre communautaire pour le développement de l’éducation, par ailleurs, ont identifié des jeunes filles évoluant dans le secteur informel tel que la couture, et métiers pour leur prodiguer des cours d’alphabétisation. A ce niveau, ce centre entend réduire l’analphabétisme des jeunes filles  en Guinée.

 » Aujourd’hui, il n’est le secret pour personne que le gouvernement guinéen à travers le Ministère de l’emploi jeune  n’arrête pas de parler l’insertion des jeunes », dit-il. Pour le conférencier, cela n’est possible que  si les jeunes acceptent de se former. Troisième volet débattu, au cours de cette rencontre, c’est la problématique des droits d’auteur des manuels scolaires. Malick BAH, le conférencier dit avoir à son actif quatre œuvres scolaires. Il aura fallu l’implication du bureau guinéen des droits d’auteurs pour qu’il commence à bénéfcier de ses droits.

Aboubacar M Soumah

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