Législatives: l’opposition pas contente, exige la suspension du pré-affichage…

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Le collectif et l’alliance pour la démocratie et le progrès et leur nouvel allié, le Club des républicains, étaient encore devant la presse pour faire leur analyse de la situation socio-politique.

Singulièrement du processus électoral en cours. C’était dans l’après-midi du mardi 29 janvier à Conakry.

Au cours de cette conférence de presse, l’aile dure de l’opposition a informé, comme annoncé dans une précédente dépêche, de la reprise des manifestations à partir du 7 février prochain à travers tout le pays. Et ce jusqu’à la satisfaction de leurs  revendications. Dont le départ de Waymark et le vote des Guinéens de l’étranger.

D’entrée, Aboubacar Sylla, leader de l’Union des forces du changement (UFC) a déclaré : « Notre seule alternative est d’organiser des manifestations sur des lieux publics. Nous avons décidé d’organiser des manifestations à partir de 7 février 2013, nous allons organiser des manifestations dans toutes les communes de Conakry et à
l’intérieur du pays.

Nos manifestations n’ont jamais un fondement violent. Nous cherchons à faire des manifestations pacifiques. Nous faisons ces marches et meetings après tout pour que la crise qui secoue le pays soit résolue. Cette fois-ci si nous commençons c’est
jusqu’à obtenir satisfaction.»

De son côté, Cellou Dalein Diallo de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG)  a invité la CENI à suspendre le pré-affichage des listes électorales jusqu’à la publication du dernier rapport de l’organisation internationale de la francophonie (OIF). Il a ensuite traité  La CENI de malade avant d’expliquer ceci « Le pré-affichage est une preuve éloquente du blocage politique en Guinée. Nous sommes demandeurs de dialogue depuis plus  d’un an.

C’est à l’issue des manifestations qu’on est parvenu à avoir une nouvelle CENI, malgré tout, on nous a privé un membre. Le président de la CENI fait tout ce qu’il veut sans consulter les autres commissaires. Il viole les décisions prises à la plénière. Tout ça prouve que notre CENI est malade.»

Pour sa part Sidya Touré de l’union des forces républicaines (UFR) a évoqué une fois encore le cas de l’operateur de waymark qui reste l’un des points de discorde entre les acteurs politiques guinéens.

Pour Sidya Touré  au lieu de s’occuper du pré-affichage des listes électorales qui n’est pas prévu par  le code électoral, il faut  d’abord régler le problème de Waymark et réviser la liste électorale qui demeurent des problèmes cruciaux  à résoudre pour la tenue des élections en Guinée.

A l’en croire, la CENI en complicité avec le pouvoir a recensé frauduleusement 548.515 personnes au mois de mai 2012. « 89692 personnes dans la région de N’Nzérékoré, 98.436 dans la région de Faranah, 283.602 dans la région de Kankan, 18.126 dans la région de Mamou, 11700 dans la région de Labé, 34.086 dans la région de Kindia,10.373 dans la région de Boké et 2500 personnes à Conakry. Voilà pourquoi nous ferons les manifestations», a ajouté Sidya Touré

Pour sa part, Ibrahima Kassory Fofana leader de Guinée pour tous (GPT), organiser une telle mascarade électorale au 21ème siècle est une honte pour tous les guinéens. Et dire que les guinéens de l’étranger ne vont pas participer aux prochaines législatives, est une grave violation des textes de lois guinéennes.

« Je lance un défi aux autorités guinéennes de me donner un seul pays dans le monde où Waymark a réussi une élection », ajoute Ibrahima Kassory Fofana.

Adama Hawa Diallo

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