Sécurité : la Guinée en quête de politique de lutte contre la circulation des armes légères

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La rencontre  entre  des acteurs guinéens et libériens œuvrant dans la lutte contre la prolifération et la circulation des armes légères se poursuit depuis quelques jours à Conakry.

A l’’ouverture des travaux, les séminaristes ont exploré toutes les possibilités devant permettre  à la Guinée à la sortie des travaux, de mettre sur pieds une politique nationale visant à limiter et  contrôler la prolifération et la circulation des armes légères dans les  régions environnantes. La cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités du pays  dont le premier Ministre, chef du gouvernement, Mohamed Said Fofana.

A l’entame de la cérémonie, le Général  de brigade Bambo Fofana, président de la commission nationale de lutte contre la prolifération  et la circulation illicite des armes légères est revenu sur l’historique  et l’objectif de la création de cette commission. Selon lui, elle est née de la volonté de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest  CEDEAO) de prévenir l’accumulation excessive, combattre et éradiquer le commerce illicite des armes légères et de petits calibres dans tous ses aspects.

Cette lutte poursuit-il, est  de nature à réduire l’insécurité, la violence sous toutes ses formes en Afrique et dans le monde, à l’effet de créer les conditions indispensables pour la promotion de la paix et de la sécurité internationale.

En continuant dans sa logique, le General Fofana, dira que ce séminaire s’inscrit en droite ligne de la politique de la CEDEAO, de l’Union Africaine, de celle Européenne et du gouvernement guinéen. Elle vise à relever les défis qui interpellent la conscience des autorités et des populations sur les dangers liés  à la prolifération et à la circulation illicite des armes légères et de petits calibres (ALPC).

Une kyrielle  d’ officiers militaires et  cadres guinéens ont pris part à cet atelier de Conakry. Le premier ministre chef du gouvernement a rappelé  les inconvénients que ce trafic pourrait avoir la société africaine et internationale, si sa prolifération n’est pas stoppée.

Ces armes, en croire Fofana, dominent aujourd’hui, le théâtre de conflits. En guise d’exemple,  il a ajouté qu’entre 1990 et 2013, sur 53 conflits majeurs recensés, 49 ont été menés uniquement avec des armes légères et de petits calibres. Selon le chef du gouvernement guinéen,  la faiblesse de contrôle de ces armes a engendré de nos jours de nombreuses victimes civiles notamment parmi les personnes vulnérables. Elle a provoqué aussi le déplacement des milliers de personnes et l’enrôlement des enfants soldats dans les différents combats que  l’Afrique a connu.

Pour remédier donc cette problématique qui endeuille des milliers de personnes, le Chef du  gouvernement guinéen à soutenu qu’ ’il est temps de  » renforcer notre action en faveur d’une prise en compte efficace à la fois  de l’offre et la demande en armes légères et de petits calibres en vue d’endiguer leur prolifération, leur trafic illégal et leur utilisation illicite ».

Il a ensuite invité tous les acteurs de la gouvernance sécuritaire, à soutenir les actions de la commission Nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères, avant de rassurer la commission au nom  du chef de l’Etat et de son gouvernent quant au soutien des actions et les devoirs de cette cellule de lutte. Ce,  afin de leur faciliter la tâche qui semble très complexe.

Aboubacar M Soumah

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