Affaire 6 milliards : une association demande le versement du montant aux victimes du 28 septembre

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Le ‘’Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée’’ (DNJUG) a fait une déclaration ce weekend dernier dans l’affaire des 6 milliards gnf versés aux leaders politiques.

Cette déclaration vise  à exiger aux leaders politiques, ayant bénéficié des six milliards de l’Etat guinéen, le versement de l’argent aux réelles victimes des événements  du 28 septembre 2009.

DECLARATION A PROPOS DES SIX MILLIARDS

Arrogance politique, manœuvre échappatoire ou repentance morale, aux récipiendaires des Deniers publics frauduleusement acquis d’en
décider.

Après n’avoir eu le courage de révéler l’auto-indemnisation de six milliards GNF que sous la pression des médias et de la plainte introduite auprès du Procureur de la Cour d’appel de Conakry par le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée pour abus de biens publics, l’initiative improvisé de créer un fonds de solidarité doté d’une portion de ces fonds n’en diminue en rien le caractère délictuel.

Au contraire, elle lève l’équivoque sur le mépris de l’indemnisation concédés a trois ex-premiers ministres qui, en toute connaissance de cause, ont violés la probité fonctionnelle d’une administration publique qu’ils prétendent avoir pourtant honnêtement servi au plus haut niveau durant des années.

C’est pourquoi, en lieu de nous laissé aller a des interprétations biaisées ou des polémiques truffées de préjugés sociopolitiques préjudiciables aux valeurs que prônons, aspirons plutôt a une liberté de conscience susceptible de mettre en exergue que la procédure d’allocation de six milliards GNF, soit prés de 900,000 dollars Américain, a la réhabilitation d’habitations surement elles aussi mal acquises, est un acte illégale au vu du traumatisme qu’endure les vraies victimes de ce massacre macabre du 28 septembre 2009. Par  ailleurs, une telle indemnisation aurait été moins choquante si elle émanait d’une plainte dûment introduite auprès de la Justice.

En effet, quant un citoyen estime que l’auteur d’une infraction doit être puni et qu’il désir obtenir une réparation du préjudice subi,
seule une plainte avec constitution de partie civile et la citation directe permettent de légalement l’obtenir.

Cette procédure permet de constater, d’évaluer et d’établir le préjudice de manière viable, car le dédommagement n’est affecté que sur les bases d’un dommage statutaire ou sur celui de l’intensité réel du préjudice subi par le plaignant. C’est en cela que la question des six milliards ne porte pas sur ce qu’en font les récipiendaires Jean Marie Doré, Cellou Dalein Diallo et Sydia Touré qui, maitrisant de surcroit les règles procédurales de l’Etat dont les rouages leurs sont familiers, en connaissaient pertinemment l’illégalité.

La question porte donc plutôt sur le contexte et l’opportunité de l’auto-allocation de ces fonds publics au détriment flagrant des lois et règles de la république.

Peuple de Guinée, Nous demandons alors, une fois de plus, au procureur General de la Cour d’appel de Conakry monsieur Alhassane I Diallo, auprès duquel nous allons par ailleurs renouveler notre plainte pour Abus de biens publics, d’engager une procédure afin que ces six milliards soient entièrement remboursé a l’Etat et si nécessaire, rétrocédés aux victimes de droit que sont nos sœurs marquées à vie par des violences
jusqu’ici impunis.

Et ce, dans le cadre et la rigueur de la Justice, quitte a l’exécutif de se prononcer par la suite pour une amnistie si nécessaire. Nous avons la conviction que dans la lutte contre cette impunité qui n’a jamais connue d’interdit, la voie de l’amnistie-amnésie, comme choix palliatif au rôle incontournable que doit jouer le système juridique dans la lutte contre les crimes économiques, ne peut avoir sa place.

Tenant compte de cette volonté populaire qui s’exprime tout les jours un peu plus impatiemment, le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée appel a une prise de conscience de la jeunesse qui, après avoir été manipulées et mises hors du jeu politique pour des décennies, se doit de ne plus continuer a silencieusement souffrir des pratiques d’un passé qui n’a pu qu’ériger la course au gain facile en doctrine de gouvernance. Le Directoire National lance un appel citoyen a cette Jeunesse, qui n’a jusqu’ici su que suivre ou s’aligner avec le sentiment de toujours marcher sans jamais avancer, afin qu’ensemble nous impulsions le retour d’une justice forte dans une dynamique susceptible de changer les mentalités et d’ouvrir la voie d’un avenir plus éthique.

Dans sa quête de remettre la justice au centre de la lutte contre l’impunité qui continue à gangréner notre société, le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée sait d’avance qu’il ne plaira pas à tout le monde. Mais pour qui choisi d’être foncièrement du coté de la Justice, il ne s’agit point de prendre le risque de plaire à n’importe qui et a n’importe quoi. Le choix salutaire est au courage du réveil des consciences. A la moralisation des actes de la vie publique.

A la capacité de se remettre en cause pour construire et réussir au mieux le futur que nous devons a la Jeunesse d’aujourd’hui ainsi qu’a celle qui naitra demain. Alors face au délit qui entoure l’auto-allocation de ces six milliards et la non volonté du Procureur
Alhassane I Diallo de donner les suites qui s’imposent à cette juste réclamation, le Directoire National de la Jeunesse Unie de Guinée en appel a l’audace citoyenne du Peuple de Guinée, sans esprit sectaire, pour qu’il se rassemble autour de la cause indispensable et collective qu’est:

La lutte contre l’impunité des crimes économiques dans un cadre juridique restauré et renforcé pour dignement servir sans uniformité d’opinion.

Vive la cohésion nationale dans et par la Justice. Il en va de la société juste et démocratique que nous prônons.

DNJUG

 

 

 

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