Revue des contrats miniers : le cas BSGR et de Rio Tinto…

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A l’occasion du lancement officiel du site web du Comité technique de revue des titres et conventions miniers, le cas de la société israélienne, BSGR a fait l’objet de large commentaire.

 

En effet, au cours de la conférence tenue vendredi 15 février à Conakry, le ministre des Mines et le président du comité technique sont longuement  revenus sur le cas BSGR. Dont les rapports avec le gouvernement ne sont pas des meilleurs.

Suite aux questions soulevées, le président du Comité technique est revenu sur la ‘’guerre’’ des lettres entre VBG, BSGR et l’Etat guinéen à travers le Comité technique de revue des contrats. Ces lettres concernent les conditions d’acquisition  douteuses des Blocs 1 et 2 des minerais de fer de Simandou octroyé à BSGR du temps du général Lansana Conté.

A propos, des allégations ayant trait à la corruption ont été portées contre BSGR. L’Etat guinéen qui avait déjà des rapports difficiles avec BSGR a mis l’occasion à profit pour  lui demander des comptes, que dis-je des éclaircissements à travers une lettre du Comité technique de revue des contrats et conventions miniers adressé au VBG, qui est actuellement, selon Nava Touré, le détenteur officiel de la convention sur les Blocs 1 et 2, suite à la joint-venture avec Vale.

BSGR aurait vue derrière cette attitude, une volonté d’expropriation des Blocs 1 et 2 du Simandou. Mais revenue à de meilleurs sentiments, BSGR a finalement coopéré, puisque le président du Comité Technique Nava Touré a affirmé que la lettre – réponse de ladite société  est parvenue sur la table du Comité technique le 30 décembre 2012.

Quant au géant brésilien du fer, Vale a indiqué au Comité que les faits-les allégations faites contre BSGR- sont antérieures à la joint-venture et que par conséquent, elle ne peut se prononcer sur cette situation.

En tous les cas, pour l’heure, le sort de  BSGR est entre les mains  du Comité technique de revue des titres et conventions miniers. La Convention BSGR sera –t-elle annulée ou renégociée ? En attendant, ce ping-pong de lettres de justifications n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Concernant le cas Rio Tinto, des doutes planent de plus en plus du coté des connaisseurs de la chose minière sur la réalisation du projet Simandou. Du reste sur le chronogramme portant exportation de la première tonne de minerais d fer à la mi 2015.  La réunion tenue le 10 janvier à Paris, entre Rio Tinto et les autorités guinéennes en charge des mines n’aurait pas trop rassuré.

Mais cela n’est pas naturellement l’avis du ministre des Mines interpellé sur la question. Mohamed Lamine Fofana s’est satisfait en ces termes : « Nous n’avons aucune inquiétude ». Il a rassuré de la volonté de Rio Tinto de réaliser le projet Simandou. C’était en présence d’Ismaël Diakité, le Directeur général de Rio Tinto Guinée qui n’a pipé mot.

Mais au constat, le partenaire Rio Tinto et le gouvernement guinéen font-ils  dans le verbe, la langue de bois, pour être précis. Pour le moment, aucun signal fort à même de rassurer les Guinéens que les premières tonnes de fer issues des Blocs 3 et 4 seront sur le marché mondial du fer à la mi 2015.

Pour le reste, le Comité technique de revue des titres et conventions miniers est comme en panne. Et pour cause, les amendements apportés au régime fiscal du code minier ne sont pas encore adoptés.

Et les cabinets juridiques devant assister le Comité technique ne sont non plus recrutés à ce jour. Or la revue des titres et conventions se fait sur la base des dispositions de ce code minier.

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