Cadre de concertation : la société civile ne veut pas qu’on y  » s’éternise »

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La société civile guinéenne déplore les actes de vandalisme enregistrés lors de la marche de l’opposition le 27 février dernier, qui a entrainé huit morts et  le pillage de certaines boutiques à travers le pays.

Par conséquent, elle demande à ce que la lumière soit faite sur ces événements afin de punir les responsables de ces troubles. La société civile, regroupant plusieurs structures, l’a fait savoir à travers une déclaration qu’elle a faite ce mercredi 06 mars lors d’une conférence de la presse à la maison des journalistes.

« Les dégradations de biens publics et privés constatées dans plusieurs marchés de Conakry, s’élèveraient à des milliards de nos francs. A cela s’ajoute la destruction de domiciles privés et d’engins roulants qui méritent également une attention particulière de l’Autorité afin de rétablir toutes les victimes dans leurs droits » a-t-elle déploré.

Face donc à cette situation,  la société civile adresse une demande officielle afin qu’une commission d’enquête indépendante soit mise en place, avec pour objectif de situer les responsabilités de chacun et de mettre fin à la montée des clivages ethniques et l’apologie de la violence.

Cependant, elle exige que la lumière soit faite sur ces événements et les responsables, que ce soit du côté de la mouvance, de l’opposition ou des forces de sécurité soient identifiés afin de les juger.

En ce qui concerne la mise en place d’un cadre de concertation à la demande du président de la République, la société civile demande l’implication de la communauté internationale en qualité d’observateur. Et invite par la même occasion, les parties prenantes à s’appuyer sur les lois fondamentales et le Code électoral dans la gestion de cette crise.

La société civile guinéenne souhaite que ce cadre de concertation puisse débattre sans s’éterniser de toutes les questions liées à la bonne tenue des élections législatives.

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