Convocation des leaders : la Justice recule…

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Ce jeudi 14 mars, les opposants ne se présenteront pas au Tribunal de première instance de Dixinn, comme prévu.

Ce lundi, contre toute attente, le chargé de communication du ministère de la Justice, Ibrahima Béavogui, a affirmé dans la presse que cette convocation est «  suspendue. »

« L’affaire sera jugée sur l’action pénale. Pour l’instant l’invitation faite aux chefs de l’opposition de se présenter jeudi prochain au tribunal est suspendue. Nous allons leur signifier cela aujourd’hui – lundi 11 mars, ndlr » rapporte nos confrères de Mediaguinee, au moment où nous allions sous presse.

Me Béavogui insiste que «  l’action pénale continue jeudi. La Justice va juger les auteurs et leurs commanditaires. Donc ce n’est pas arrêté. Ça continue »

Le week-end dernier, plus de dix opposants au régime de Conakry ont reçu des «  convocations » de la justice guinéenne. Les leaders de l’ADP, du Collectif et le CDR, organisateurs de la marche du 27 février dernier, sont accusés d’être «  civilement responsables des préjudices » subis. Cette  manifestation de rue a provoqué des violences extrêmes entre forces de l’ordre et jeunes opposants d’une part, et de l’autre, entre partisans du pouvoir et ceux de l’opposition dans plusieurs communes de Conakry.

Les formations politiques citées alors à se présenter devant le Tribunal sont la NGR d’Abé Sylla, GPT de Kassory Fofana, le RDIG de Jean Marc Telliano, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, l’UFR de Sidya Touré, l’UFC d’Aboubacar Sylla, le PEDN de Lansana Kouyaté, le PPG du doyen Charles Pascal Tolno, l’UNR de Boubacar Barry, l’AFAG de Baidy Aribot, la GECI Fodé Mohamed Soumah, le PS de Thierno Saidou Bayo, les NFD de Mouctar Diallo.

L’on se posait la question à savoir si tous ces responsables politiques ont signé les lettres d’information adressées aux autorités communales de Ratoma et Dixinn pour l’autorisation de la marche du 27 février dernier ?

Dans l’esprit des dispositions de la «  loi anti-casse », les « organisateurs » des cortèges et autres manifestations sont responsables des conséquences fâcheuses qui peuvent en découler. Dans ce cas, les signataires des courriers d’information ou d’autorisation – c’est selon-  de la marche du 27 février,  doivent répondre devant la loi. Est-ce à dire que le chargé de communication du ministère de la Justice fait cas de ceux-ci en citant «  les auteurs et commanditaires ?» Attendons de voir…

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