L’opposition veut mettre des femmes face aux forces de l’ordre ( Déclaration de la police)

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 Le directeur régional de la police de Conakry, dans une déclaration télévisée, affirme que les opposants ont préparé des femmes pour se mettre comme  » bouclier humain » face aux agents de sécurité ce jeudi au cours de la marche.

 

M.Kasse qui vient de faire cette déclaration au JT de la RTG, informe que les renseignements à leurs dispositions, font état de la préparation de femmes par les opposants, lesquelles pourraient se mettre  » nues » face aux agents des forces de sécurité.

La police  » interpelle les organisateurs de cette marche à s’abstenir de tels comportements qui sont de nature à ternir l’image de la femme et à compromettre le processus démocratique de notre pays » souligne ce communiqué de la police nationale.

Par la suite, c’est une seconde déclaration, cette fois du Haut commandement de la Gendarmerie nationale, qui revient sur la même information.

En attirant l’attention de l’opinion, la Gendarmerie nationale rappelle aux organisateurs de la marche du 2 mai qu’ils seront  » responsables des infractions commises par leurs manifestants », au regard de la loi.

Le porte-parole de la gendarmerie invite les forces de l’ordre qui seront déployées à ne pas utiliser les bombes de lacrymogènes lorsque ces femmes seront au devant de la marche.

Le gouverneur de conakry a changé l’itinéraire de cette marche. Ce qui n’est pas du goût de l’opposition. L’ADP, le Collectif, le CDR et le FDP maintiennent leur manifestation sur l’autoroute Fidel Castro interdite par le pouvoir de Conakry pour la troisième fois consécutive.

Toutes les marches organisées sur l’autoroute connaissent un affrontement entre pro et anti pouvoir au niveau de la Casse-Madina. Les dégâts causés à Madina, non loin de là, au grand marché, font état de plus de 30 milliards, selon GOHA, une organisation de défense de droits de commerçants. Aucune indemnisation en faveur de ces hommes d’affaires depuis trois mois.

Plus de 10 jeunes viennent de tomber sur le terrain de ces cortèges et défilés de l’opposition, dans un climat marqué par un profond désaccord sur les conditions d’organisation des élections législatives.

L’article 108 du Code pénal, portant sur la gestion de ces manifestations publiques, donne le droit par exemple à l’opposition d’attaquer toute décision refusant l’organisation de ses  cortèges.

 » La décision d’interdiction de toute réunion ou manifestation publique doit être suffisamment motivée » stipule cette disposition. Et puis :  » la décision d’interdiction peut faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir devant la Cour suprême ».

La rencontre entre M. Djinnit, représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, et les principaux responsables de l’opposition dont les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré et Lansana Kouyaté, s’est tenue lundi au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Conakry.

La réunion a échoué parce que le médiateur (de l’ONU) a demandé à l’opposition d’accepter d’entamer le dialogue en attendant de pouvoir discuter de tous les points de discorde, a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’opposition Aboubacar Sylla.

L’opposition a dit qu’elle ne participerait à la réunion (de dialogue avec le pouvoir) que lorsque le chef de l’Etat Alpha Condé aura abrogé son décret convoquant le corps électoral le 30 juin, a-t-il ajouté.

 

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