Manifestations de rue: une Ong tire la sonnette d’alarme

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A quelques heures de la marche de l’opposition guinéenne prévue ce jeudi 22 mai  sur l’axe Fidel Castro,  le mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la gouvernance (AFRIDHO) a exprimé ses vives préoccupations vis-à-vis des cycles répétés de violences politiques entrainant des cas de mort d’hommes et des dégâts matériels importants.

 

Il l’a fait savoir ce mercredi 22 mai à la maison de la presse. Il a invité par ailleurs la classe politique à promouvoir le dialogue en vue de l’achèvement du processus transitionnel amorcé en Guinée depuis 2008.

« L’AFRIDHO estime  que les violences politiques enregistrées à Conakry ces derniers mois, est la conséquence du dysfonctionnement notable des institutions chargées d’assurer la sécurité des citoyens, la justice et l’emploi qui constituent autant de défis auxquels sont  confrontés le gouvernement guinéen » a déclaré  Nouha Traoré le président de cette ONG.

Le retard dans la tenue  des élections législatives dit-il est imputable à la mouvance et à l’opposition. « Chacun des deux camps extrêmes doit demander pardon au peuple de Guinée pour avoir sacrifié son destin à cause des revendications politiques et politiciennes » a-t-il indiqué.

Le Mouvement a également invité le gouvernement à rétablir la confiance avec les acteurs de la vie nationale en posant des actes concrets dans la nomination des personnes crédibles et compétentes.

Ledit mouvement appelle aussi à la mise en place d’une commission d’enquête indépendante pour apporter la lumière sur les tueries enregistrées à l’occasion des dernières manifestations, la mise en place d’un système  de sécurité visant à assurer la protection civile et l’usage légitime de la force publique dans le strict respect des droits de l’homme.

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