« Une femme a jeté de l’essence sur mon chef de Cabinet et voulait allumer l’allumette pour le brûler » ( El Diassy, SG Affaires religieuses)

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Le chef de cabinet du Secrétariat général des Affaires Religieuses, El  Karamo DIAWARA,  a eu plus que chaud, lundi dernier. Une vendeuse d’uniforme pour pèlerins, parmi ses camarades toutes colériques, lui a versé une quantité d’essence sur le corps. Elle avait été  maîtrisée après qu’elle ait sorti une boite d’allumettes.

 L’acte s’est passé dans la Cour du Centre Islamique de Donka. Sur le film de l’événement, le Secrétariat des Affaires Religieuses El hadj Abdoulaye DIASSY a apporté des éclaircissements.

« Toute la ville de Conakry a entendu l’incident que nous sommes entrain de vivre ici depuis avant-hier concernant la vente de l’uniforme de pèlerins  par un groupe de femmes. Après une série de  concertations menée par  un Comité crée pour rapprocher les idées entre les deux groupes de femmes, ou groupe de femmes qui existent au sein de ce département,  qui sollicitent toujours la vente de ces tenues de pèlerinage ou  Sôbi. Comme, il n’y’a pas  eu d’entente, le Cabinet s’est réuni.  Le Secrétaire Général est un coordinateur des actions, de l’ensemble des directions  et aussi les agences privées qui évoluent dans le cadre du pèlerinage musulman en Guinée. A l’issue de cette réunion, nous avons décidé pour éviter les conflits entre nos sœurs des différents groupes qui sollicitent la vente de ces tenues.

D’ailleurs, depuis 2006 les tenues de pèlerins Guinéens sont vendues par  les femmes. Mais, je vous donne toutes les garanties que cette année encore,  il n’y a pas eu un compte rendu sain  dans ces opérations. C’est ainsi qu’un groupe de dix femmes a été mandaté par  les différents groupes  constitués. Ce groupe après la vente, devrait présenter les bénéfices nets pour  qu’ils soient partagés entre les différentes femmes. Mais cela n’a pas empêché les plaintes.

Quand je suis arrivé à tête de ce département en 2011, on m’a signifié qu’il n’ya  que deux groupes de femmes qui vendaient les tissus. Il y a eu Madame FOFANA Mariam CONDE, l’épouse du Secrétariat adjoint  qui avait vendu en 2008 et 2009 et  qui tenait à vendre aussi pour 2011. Quand ils m’ont donné la vraie explication, j’ai dit  à cette dame qu’elle ne pouvait pas vendre cette année. Vous allez attendre  deux  ans pour que le tour vous revienne. Entre temps,  ces groupes de femmes sont partis voir la première Dame, la présidence, la primature, les conseillers, mais en vain. Et voici l’an de 2013 qui arrive avec la promesse du Secrétariat général aux groupes de femmes. Mais immédiatement, on m’a  signalé qu’il y a beaucoup de groupes que  j’ignorais. A  cet effet, nous avons crée une Commission pilotée par le chef de Cabinet  pendant trois mois.

 Cette Commission  tentait d’approcher les esprits mais en vain. Ainsi, pour ne pas  créer des problèmes, le Cabinet  a décidé à ce  qu’il  procède  à  cette vente mais  en donnant les bénéfices de cette  vente. Nous avons 7200 pèlerins cette année donc  7200 complets. Chaque complet est vendu à 120 000 gnf. Le Commerçant, El hadi Mohamed Saliou DIALLO, qui  importe  les tissus de la Chine a  cédé les complets à un prix raisonnable. Nous avons augmenté un peu pour le bénéfice des femmes. Elles auront de cette vente 15.000 francs guinéens, multipliés par 7200, ceci fera 108 000 000GNF.

J’ai dit à mon chef  cabinet El Ibrahima DIAWARA que l’argent fera l’objet d’un compte rendu fidèle à  ces femmes. Personne  ne touchera  à un franc. Je  crois que c’est l’arrêté qui a été signé par le chef de cabinet et qui a été affiché dans nos murs. Ces feuilles ont été déchirées par  un groupe de  femmes qui n’apprécie pas le ait que le marché leur soit retiré. C’est  là que les problèmes ont commencé.

Des femmes  en colère  sont venues avec des bidons d’essence, des allumettes pour selon elles, incendier le Centre Islamique. Une femme a même jeté de l’essence sur le chef de Cabinet et voulait allumer l’allumette pour le brûler. Nous avons reçu à retirer le reste du carburant, le bidon se trouve avec nous.  Je crois que c’est trop. Suite à cet acte, le Président de la République a instruit le ministre de la Sécurité de suivre la situation de près, d’interpeler les femmes quant au respect de la loi. Si le calme est revenu aujourd’hui dans ce Centre, c’est par ce que les autorités ont intervenu. »

Propos recueillis par Ahmed Kalan DIALLO

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