Tabaski et cherté de la vie : A quel mouton se fier ?

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Les musulmans guinéens célèbrent dans un contexte très dur ce mardi 15 octobre l’Aïd-El fitr communément appelée fête de mouton. A cause de la cherté de vie, beaucoup de fidèles risquent de ne pas accomplir ce rite musulman. Car, les bêtes ont un prix de l’or.


Deux mois après la fête de ramadan, nombreuses sont des familles musulmanes qui tirent toujours le diable par la queue. Une situation aggravée par la crise sociopolitique que traverse le pays depuis près de 3 ans après l’investiture du Pr Alpha Condé.

 

Dans les différents points de vente sillonnés à moins de 48 heures de la fête, l’ambiance était morose. La clientèle de plus en plus rare et pleurnicharde. Partout, c’est la même plainte : cherté de vie. D’un côté, le vendeur qui se plaint du manque de clients, de l’autre,  le client qui fait la ronde des cheptels pour avoir un prix qui le sied bien. Défiant toute concurrence !

 

Du cheptel de la Tannerie en passant par celui de Tanènè mosquée, c’est la même ambiance. Les prix ont doublé voire triplé par endroits. Tenez, les moutons de Guinée se négociaient entre 950 mille, 700 mille, 600 mille et 550 mille francs guinéens selon les poids et les tailles. Les vendeurs justifient cette hausse par les tracasseries dans le transport du bétail de l’intérieur du pays vers Conakry.

 

Les moutons d’origine malienne sont les plus chers. Les prix varient entre 2 700 000, 1 600 000, 1 400 000 et 1 000 000 de GNF.

 « Nous achetons les moutons à un prix très élevé au Mali. Ce sont des moutons de bonne qualité. Les prix varient entre 50 à 80 mille CFA. Donc, vous comprendrez pourquoi cette année,  ces bêtes sont c’est chères » tente de justifier la flambée des prix, cette année.

Un casse-tête pour les fidèles musulmans  qui ne savent plus à quel mouton se fier.

« J’ai fait un heure sans trouver un mouton. L’année dernière, c’était un peu moins cher mais pour cette année, les prix sont largement au-dessus des moyens. Je me demande si je pourrai honorer le pacte du prophète Mohamed PSL »  s’interroge Mamadou Camara.

Selon Hadja Ramatoulaye Bah, les fidèles musulmans de Guinée ont été sevrés de moutons cette fête de Tabaski 2013. 

« Aucun effort n’a été fait par les autorités religieuses et commerciales pour accompagner les musulmans à passer une très bonne fête de Tabaski. Nous avons été vraiment sevrés de mouton cette année », regrette-t-elle.  

A. Condé

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