Droits humains : des géôles de Soronkoni au luxe de Sèkhoutouréyah…

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C’est l’histoire d’une trentaine de jeunes arrêtés fin septembre à Conakry puis embarqués pour le camp militaire de Soronkoni près de Kankan en Haute-Guinée où ils ont été victimes de sévices corporels pendant plus de dix jours. Arrachés de ces géôles, ces jeunes viennent d’être reçus dans le très luxueux palais présidentiel Sèkhoutouréyah. Reconnaissance de leur statut de vicitme.

Cette rencontre avec le numéro un guinéen, n’enlève en rien au dégré du traitement jugé dégradant subi par ces guinéens, de la part d’autres guinéens par l’intermédiaire de guinéens, toujours. Mais elle aura le bénéfice de la reconnaisance par les hautes autorités du pays, du statut de victimes de ces jeunes.

Dans les mains des forces de l’ordre, une dizaine de jours, sans aucune forme de procès, est une violation flagrante des droits humains et de tous les traités internationaux en la matière auxquels la Guinée a librement adhérés.

Le ministère des Droits de l’Homme et des Libertés publiques n’est certes pas, une fois de plus, une coquille vide. Il a pris sa responsabilité en faisant feu de tout bois pour la libération de ces  » détenus de Soronkoni » et poussé l’Etat à reconnaitre le tort fait à un groupe de ses citoyens.  » Il faut leur rendre justice et leur dignité » clame Diaby Gassama, ministre des Droits de l’Homme, face à ses jeunes, chez le président de la République, Pr Alpha Condé.

Ceci marque ou ouvre la voie à la Justice pour ces jeunes qui, durant près de deux semaines, auront été arrachés à Conakry pour un camp militaire dans des conditions dégradantes que seuls les coupables doivent expliquer devant Dame Thémis leurs profondes motivations.

A ces guinéens de porter plainte contre leurs géoliers afin que  » Plus jamais ça » dans une Guinée appelée à se lancer dans le grand combat de développement.

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